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Clients,
salariés, actionnaires
Les adversaires du capitalisme libéral
opposent généralement les intérêts des salariés à ceux
des actionnaires qui invoquent la dictature du client-roi.
Les clients
en veulent toujours plus : des produits de meilleure qualité (des
aliments sans OGM), innovants, utilisant les dernières techniques
(téléphones, ordinateurs, voitures) et bien sûr toujours moins chers !
Les salariés
en veulent toujours plus, eux aussi : des salaires plus élevés, des
primes, tout en payant moins d'impôts, et bien sûr travailler moins !
Tout le mal est censé venir de ces actionnaires qui ne reçoivent
pourtant que le tiers de la moitié des bénéfices des entreprises dont
ils sont les propriétaires et qui se plient à toutes les exigences de
leurs dirigeants et de l'Etat qui leur prend plus de la moitié de leurs
revenus
Si les salaires sont insuffisants, si les
entreprises licencient,
C'est pour augmenter les bénéfices des entreprises au profit des
actionnaires !
Donc : A
bas le capitalisme libéral !
Ces raisonnements sont totalement erronés
! En effet, une entreprise vit du produit de ses ventes à des clients
libres d'acheter, ici ou ailleurs, ou de ne pas dépenser leurs
revenus, tirés pour la quasi totalité de leur travail.
Les prix sont librement déterminés
sur les marchés.
Les biens échangés sont produits par le travail des salariés et le
niveau de leur salaire est déterminé principalement en fonction de la
structure des coûts et des équilibres des comptes de l'entreprise, ainsi
que par les marchés du travail.
Dans une entreprise bien gérée et en développement, le chiffre
d'affaires augmente ainsi que la valeur ajoutée… donc les charges de
personnel peuvent également augmenter : les salaires et les effectifs
progressent ensemble… ce qui permet par la suite d'augmenter encore le
chiffre d'affaires, donc de dégager des bénéfices en hausse et de
développer l'entreprise en distribuant normalement les dividendes des
bénéfices… qui seront réinvestis pour financer le développement de
l'entreprise pour la moderniser et augmenter ses capacités de production…
et ainsi de suite… va le capitalisme libéral.
Il n'y a donc pas d'opposition entre les
intérêts des salariés, des actionnaires et des clients. Au contraire,
ces trois partenaires collaborent en cherchant chacun leur intérêt
propre.
Toute personne, client, salarié,
actionnaire, peut donc faire ce qu'elle désire, et maximiser sa situation
par rapport à ses possibilités et sa volonté.
Par contre si une entreprise ne fait pas de bénéfices, elle ne pourra
pas innover ni diminuer ses coûts, donc ses prix… au détriment de ses
clients potentiels qu'elle n'aura pas et elle ne pourra donc pas embaucher
ni augmenter ses salariés… Elle n'attirera pas non plus de capitaux.
C'est le déclin annoncé et des licenciements prévisibles…
Si les salariés performants considèrent que le montant de leur salaire
est insuffisant, ils quitteront leur entreprise pour rejoindre une autre
qui se développe et embauche, et qui leur proposera de meilleures
rémunérations qui les inciteront à améliorer leur qualification et
leur productivité, donc leurs revenus. Cette entreprise, bien gérée,
pourra alors développer ses activités (en commercialisant de nouveaux
produits compétitifs), son chiffre d'affaires et ses bénéfices… et
ainsi de suite…
Seul le capitalisme libéral permet à
chacun de trouver la situation qui lui convient sans que ce soit au
détriment des autres, et mieux même : au bénéfice de tout le monde.
Jean-Pierre Chevallier
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