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L'escroquerie
de la "capitalisation" des caisses de retraite :
les fonctionnaires dilapident notre épargne
Les organismes mutualistes
professionnelles, CARMF, CARCD, CARPIMKO, CAVP, CARPV, etc..,
" gèrent " des régimes complémentaires.
Puisqu'il est difficile de mentir longtemps à beaucoup de monde
et que l'on ne pouvait plus cacher la faillite de la répartition,
nos fonctionnaires ont changé l'appellation de leur produits
financiers en " capitalisation "
L'escroquerie est de taille car le vol étatique continue et de
plus belle.
La " capitalisation "
des caisses de retraite n'a qu'un seul objectif : collecter l'épargne
des indépendants vers les obligations et donc les titres et
emprunts d'état.
Rappelons que le marché obligataire privé a complètement
disparu, monopolisé par le poids de la dette de l'Etat et de
ses satellites.
62,60 % des placements financiers
d'une caisse de retraite comme celle des dentistes sont réalisés
sur des titres de l'Etat français sans aucune contrepartie
tangible :
La somme des placements en obligataires et monétaires de la
CARCD vient ainsi renflouer le trou de l'état français
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Valeur
au bilan |
Valeur en bourse |
| 1
- Emploi des réserves |
| Placements
financiers |
4172 |
79,02% |
5638 |
|
| Placements
immobiliers : |
1108 |
20,98% |
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| 2
- Répartition des placements financiers |
| Actions |
1599 |
38,33% |
2165 |
38,40
% |
| Obligations |
2073 |
49,69% |
2953 |
52,38
% |
| Monétaires
: |
500 |
11,98% |
520 |
9,22
% |
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| 3 -
Total : |
4172 |
100% |
5638 |
100% |
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Au
31/12/1998 en millions de Francs |
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Après la faillite de la retraite
adossée à la "solidarité intergénérationnelle",
nous allons tout droit vers la faillite de la retraite dilapidée
par Bercy.
Car on peut avoir de très sérieux
doutes sur le contenu de la créance détenue par les caisses de
retraite sur l'Etat.
La valeur du patrimoine public ne cesse de chuter, c'est l'INSEE
qui l'avoue.
Les calculs de l'institut font apparaître que "de 1980 à
1997 les passifs financiers de l'Etat français n'ont cessé de
progresser : inférieurs à 40 points de PIB en 1980, ils
atteignent plus de 78 points en 1997."
"La valeur nette du patrimoine des administrations
publiques (actifs - passifs) n'a cessé de s'effondrer : représentant
53,3 points de PIB en 1980, elle n'équivaut plus qu'à 7,6
points de PIB en 1997."
Autrement dit, explique l'Institut, "la progression de
l'endettement n'est plus compensée par une augmentation à due
concurrence des actifs financiers et physiques."
La dette publique ne traduit aucun accroissement de capital fixe
mais simplement la promesse que les Français se verront
rembourser par le travail des générations futures.
Aucun accroissement de capital, participations financières
douteuses décidées par une centaine de fonctionnaires de Bercy
irresponsables, créances des entreprises publiques jamais
remboursées telles que la SNCF, la Poste, l'Agence Française
pour le Développement, voilà où part le fruit de notre
travail.

La Valeur du
patrimoine public ne cesse de chuter
Source : Comptes de la Nation INSEE 1998
Les points de retraite par
capitalisation des caisses de retraite sont des assignats, car
versés dans le trou sans fonds des déficits publics pour éponger
les dépenses courantes et non pour investir.
Et les conséquences économiques
sont terribles :
Les retraites des français sont sacrifiées à l'incurie de l'Etat
et les ménages sont appauvris. Les produits imposés manquent
de rendement et ne permettent pas de compenser la chute démographique.
Les entreprises privées françaises, nos unités de travail,
sont appauvries.
Le capital des entreprises n'est pas assez valorisé par l'épargne,
et ainsi la moitié des entreprises françaises passent sous
contrôle étranger. Ce sont les retraités anglo-saxons, en plaçant
leurs économies dans les meilleures entreprises françaises qui
bénéficient de l'effort national.
Nous ne dirons jamais assez que
seule l'épargne personnelle et professionnelle libérée, la
mise à plat de la fiscalité sur l'épargne et la suppression
des droits de succession, permettront que nous échappions au
tremblement de terre que nous attendons tous maintenant : la
faillite de la maison France.
Patrice Planté
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