Le financement par le vol déresponsabilise forcément:
celui qui paie, parce qu'il a perdu le
pouvoir de refuser son argent;
- celui qui ordonne les dépenses, parce que son seul
intérêt est de dépenser toujours davantage, et
- celui qui vole, parce que son pouvoir dépend de
l'ampleur du butin.
L'habitude d'économiser se perd donc partout. Le seul
qui aurait intérêt à faire économies, celui qui paie, voit piétiner son Droit de
refuser son argent.
Phénomène caractéristique, la hausse des coûts
médicaux semble monter de partout et ne venir de nulle part, étant le produit du choix
" rationnel " (conforme à la " logique "
du rat dans un labyrinthe) de chacun. On invoque le " progrès
technique ", or, celui-ci fait baisser les coûts.
(C'est aussi la raison de la hausse des coûts aux
Etats-Unis, où déjà 40% de l'argent dépensé pour la médecine est directement volé
par Medicaire et Mediaid, le reste étant privilégié par l'exemption
dimpôt sur le revenu pour les primes d'assurance-maladie).
En même temps, la valeur du service baisse aux yeux de
ceux qui s'en servent.
Certes, les hommes de l'Etat ont bien sûr tout fait pour
confisquer la rente à leur profit, mais de toute façon, c'est une loi générale de
l'économie que la valeur tend toujours vers le coût. Lorsqu'on reçoit un produit à bas
prix, sa valeur perçue (et d'autant plus dans les générations montantes; c'est le
syndrome dit de l'enfant gâté, que l'on connaît bien en matière d'immigration)
baisse jusqu'à ne plus représenter que le coût subi pour se le procurer. De sorte que:
- la valeur de la subvention disparaît aux yeux de
" l'usager ". Phénomène bien connu dans l'enseignement, où
en outre la scolarité obligatoire confère une valeur négative aux services pour
certains, mais qui explique en médecine qu'on finisse par trouver normal de la payer
moins cher que les services d'artisans moins longuement formés. Ce qui ouvre le chemin aux
rémunérations de plus en plus misérables par quoi les hommes de l'Etat, acheteurs
réels et monopolistiques des services, vont exploiter leurs fournisseurs.
- La demande n'est plus contrainte que par les coûts non
pécuniaires qui sont les seuls perçus : coûts d'information, de transport, perte de
temps, etc. Ce qui prépare le chemin à la limitation de la demande par
laccroissement des coûts perçus.
Accroissement d'abord spontané, par l'évolution
bureaucratique normale, puis délibéré par la politique de rationnement de la demande
par l'offre (et l'organisation délibérée de pénuries).
- Lorsque l'illusion fiscale connaît de vraies pannes (on
ne fait pas si facilement le " coup" de la violence indirecte aux
entrepreneurs indépendants), comme on ne peut pas obtenir que les hommes de
l'Etat
cessent de vous voler, le seul moyen de récupérer son bien (tout en se vengeant de
l'escroquerie pillarde dont il est victime) c'est de prendre les hommes de l'Etat au mot
de leur prétendue " gratuité " et de dépenser
systématiquement davantage tout en commençant à travailler au noir (la Sécu, ça
craint, en abuser cest bien).
La faillite, inscrite dans le système dès le début,
commence à apparaître nettement dans les comptes. C'est alors que les hommes de l'Etat
doivent faire acte de " courage " (= violer leurs engagements),
faire preuve de " volonté politique " (= écraser les faibles,
ménager les puissants), se montrer " audacieux " (=stupidement
autoritaire).
- II nest bien sûr pas question de remettre en cause
le principe du pillage politique (de la " solidarité "): la
raison d'être, le goût du pouvoir arbitraire des hommes de l'Etat demeure et en outre,
de plus en plus d'usagers, profiteurs et prébendiers dépendent du système et le
maintiennent de leur masse stérile, parasitaire et revendicatrice. Les hommes de
l'Etat
vont donc renier leurs engagements.
- Ils renient leurs engagements financiers, ils
voleront toujours davantage aux contribuables pour leur fournir toujours moins de
services. Le " service public " révèle sa vraie nature. C'est
verbalement qu'il sert le public (la loi, les puissants le disent), mais il
en est réellement dispensé (par les mêmes). Alors que le client de
l'entreprise normale (privée et concurrentielle) est l'objet de tous ses soucis,
" lusager " du service public n'est qu'un " prétexte
à recevoir des privilèges " et l'idéal secret de ses
administrateurs est qu'il disparaisse (Avantage secondaire du retrait des services: une
privatisation partielle de fait).
Les hommes de lEtat trahissent leurs
engagements de payer correctement leurs fournisseurs. Etant l'acheteur dominant des
services, ils se conduisent en monopole d'achat et achètent les services moins
cher quils ne vaudraient sur un marché libre. D'où l'amenuisement des
rémunérations. Les professions de santé se retrouvent moins bien payées qu'elles ne le
seraient sur un marché libre et découvrent quen acceptant le financement public
(=criminel), elles ont troqué leur droit d'aînesse contre un plat de lentilles.
Pour concrétiser ce pouvoir de monopole, aussi longtemps
que demeure le principe de l'exercice " libéral ", les hommes
de l'Etat devront user de moyens de pression tels que le chantage à la suppression des
remboursements, puis des autorisations d'exercer. Ils exploiteront d'abord les plus
faibles (infirmières), puis les autres (médecins, chirurgiens) suivront.
L'obligation de négocier avec eux développera des " organisations
représentatives " dont ils essaieront d'acheter les dirigeants ou de
manipuler la " représentativité ".
La contrainte autoritaire sur les quantités succède
ensuite au contrôle des prix " enveloppes de dépenses ", quotas
d'actes, en attendant la nationalisation complète des services.
Les hommes de l'Etat renient leur engagement de
respecter la liberté des usagers: refusant de mettre en cause le principe de
l'irresponsabilité institutionnelle (le socialisme) qui est la raison d'être du
système, on prétendra " responsabiliser " les acteurs en
revenant au mode de régulation autoritaire de la société archaïque (mais avec une
possibilité bien plus réduite de " voter avec ses pieds "). Cette
prétendue " responsabilisation " (encore un ersatz) commence
par des discours et des campagnes débiles à la télévision (la Sécu, c'est bien... ).
Elle se terminera par le fichage de la population (carte à puces) et l'affectation
autoritaire à un médecin ou à un centre de soins (Suède et Grande-Bretagne).
- Les hommes de l'Etat renient leur engagement de
développer les services; déclarant les " besoins "
" satisfaits " (et pouvant toujours montrer une " inégalité "
justifiant qu'on refuse ici ce qu'on se déclare prêt à autoriser là -s'il y avait
une demande les hommes de l'Etat vont refuser l'ouverture de nouveaux centres, fermer les
anciens, supprimer les postes, etc. Dans la pseudo-gratuité, loffre est le seul
régulateur de la demande, ce qui veut dire que les hommes de l'Etat vont
s'acharner à réduire l'offre.
Devient dominante un discours ahurissant, et qui serait impensable
si le service était privé et concurrentiel, suivant lequel l'accroissement des
dépenses serait un problème grave (imaginons les dirigeants de la chaussure
française s'inquiétant de la progression "alarmante" de leur chiffre
d'affaires). Le problème, bien sûr, tient exclusivement au financement criminel, à la
séparation forcée de la fourniture du service et de la collecte du paiement.
- Ces mesures échouent à seulement freiner
laccroissement des dépenses aussi longtemps qu'une affectation autoritaire
stricte des patients aux médecins n'est pas imposée et en outre,
- Elles multiplient des coûts qui, bien que très
réels et de plus en plus douloureusement perçus par ceux qui les subissent, ne prennent pas
de forme pécuniaire (mesurable), nentrent pas dans les statistiques, et
permettent donc de faire croire à la réalité des économies: délais d'attente,
traitement des usagers comme des porcs, longs déplacements (cas typique de la médecine
d'Etat britannique).
- Gestapo de l'URSSAF: Agents assermentés pour
" constater les infractions ". Maintenant pour les caisses
indépendantes.
- Attali-Euthanasie: lorsque le choix de prolonger
la vie implique une forte dépense, et que le bureaucrate a confisqué pour lui même le
pouvoir d'ordonner ou d'interdire cette dépense, le bureaucrate, qu'il soit " médecin
raté " de la " Sécu " ou simple
fonctionnaire, a le pouvoir de vie et de mort sur quiconque a le malheur de tomber
malade entre ses mains.
Le slogan autoritaire et arrogant des hommes de
l'Etat
pour justifier leur pouvoir est " quon ne peut pas laisser les gens faire
n'importe quoi " (si on instituait le salaire direct, les gens iraient le boire
et deviendraient des miséreux à la charge de la société). Or ces nuisibles-là, nous
voyons bien que ce sont eux qui font n'importe quoi, et qui obligent les autres à faire
n'importe quoi.
Le système est fondé sur l'irresponsabilité
institutionnelle de tous, qui engendre lirrationalité chez tous, et réduit donc
tout le monde au statut de sous-hommes. Le socialisme fait des êtres humains des
sous-hommes (ratoïdes: cf. Zinoviev, Homo Sovieticus).
Reprenons le slogan à notre compte. Pour empêcher les
gens (à commencer par les hommes de l'Etat) de faire n'importe quoi, c'est-à-dire
pour revenir à une société normale et réglée, le seul moyen est d'éradiquer le
principe de l'irresponsabilité institutionnelle, c'est à dire d'abolir les
ingérences autoritaires de l'État dans l'organisation et le financement.
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