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La chute de la population européenne
conséquence d'une politique communiste de destruction du dernier îlot de liberté humaine : la famille
Ce qui fait la grande originalité du XX siècle c'est la multiplication fantastique du nombre des hommes.
A 50 millions près, nous étions en 1900 un peu moins de 1,6 milliard d'habitants, nous serons, toujours à 50 millions près, un peu plus de 6 milliards le 31 décembre 2000.
On est passé de 11 habitants/Km² au début du siècle à 42 habitants /Km².
Au total, le monde a gagné 2 milliards d'hommes dans le dernier quart du siècle.
Cette concentration reste extrêmement diversifiée, puisque 90% des hommes sont concentrés sur 10% des terres émergées, entre le 20e et le 60e degré de latitude.
On passe ainsi de 1,5 habitants /km² en Mongolie à 835 au Bangladesh.
Autre phénomène fondamental de l'étude de la population mondiale, la croissance différentielle des populations :
En 100 ans, la population du Brésil a décuplé, la France n'a crû que de 45%.
Sur la base 100 en 1900, la population africaine atteint maintenant l'indice 700 et la population européenne 175.
Le déclin de l'Europe est donc bien amorcé, on peut l'affirmer, même si une censure règne en France sur ce thème.
Apparemment, la population européenne se porte bien, ou du moins assez bien : elle constitue, avec la Russie d'Asie, un bloc de 726 millions de personnes, soit 12 % environ du total mondial. Le nombre des naissances (7 703 000 en 1998, dernière année publiée) et celui des entrées compensent à peu près ceux des décès et des sorties ; l'espérance de vie y bat, sauf en Russie, tous les records historiques ; de même l'effectif des générations d'âge actif.
Pourtant, à y regarder de plus près, la population européenne donne des signes de crise. Après avoir connu une brillante reprise de la natalité avec le baby-boom (de 1945 à 1970 environ), elle est entrée, avec le baby-krach, dans " l'hiver démographique " : le nombre total des naissances dépassait 12 millions en 1950 ; il n'atteignait plus 10 millions un quart de siècle plus tard ; aujourd'hui, il n'est plus que de 7.3 millions. Comme la mortalité, après les immenses progrès réalisés dans le troisième quart du siècle, ne peut plus guère se réduire, le bilan du mouvement naturel est devenu négatif ces dernières années (- 838 000 en 1996) ; et l'excédent du solde migratoire (+ 554 000, s'il faut en croire les statistiques) ne suffit pas à compenser ce déficit.
Du coup, l'Europe a perdu son dynamisme, et sa part dans le total mondial ne cesse de se réduire.
En 1900, elle renfermait plus du quart de la population
mondiale, et l'Europe dominait le monde sur tous les plans ; politiquement, économiquement et culturellement. Sa part représentait de 21 à 25% de la population mondiale et en y ajoutant la Sibérie on arrivait 520 millions, soit près du tiers de la population mondiale.
L'émigration des Européens, qui atteint alors un record, contribue largement à la richesse des pays du nouveau Monde. On parle de Nouvelle-France, de Nouvelle-Ecosse, de Nouvelle-Angleterre, de Nouvelle-Zélande, de Nouvelle-Espagne. A la veille de la grande guerre, le nombre des Européens établis hors d'Europe peut être évalué à 160 millions dont 138 sur le continent américain, 15 en Asie, 2 en Afrique, et 5 en Océanie.
Cette richesse démographique est due pour l'essentiel au recul de la mortalité commencée dès le XVIIIe siècle du fait de l'amélioration des conditions de vie et d'hygiène, de l'éradication de la peste, du recul de la variole grâce à la vaccination et certainement dans un contexte climatique et culturel plus favorable.
Vers 1913, l'espérance de vie des femmes dépasse 50 ans dans l'Europe du Nord.
Mais le processus de vieillissement était enclenché déjà depuis la Révolution française, qui, en brassant les populations et en ébranlant l'ancien système de valeurs, a fait baisser les naissances. A la fin du XIX e siècle, les naissances avaient diminué de 900.000, ce qui ne suffisait pas à équilibrer les décès.
C'est surtout la Grande Guerre et beaucoup plus tard la seconde avec ses conséquences démographiques qui ont aggravé ce processus.
Car c'est bien l'Europe qui a supporté le poids de cette double guerre civile.
En y ajoutant les 8 millions de morts de la révolution russe, à ceux de la guerre civile et de la famine de 1921, on arrive à un total de 17 millions de victimes entre 1914 et 1921, et si l'on associe les naissances perdues on comptabilise un déficit démographique de presque 40 millions.
Malgré tout, l'Europe d'avant la seconde guerre mondiale avait presque autant d'habitants que l'Afrique et les deux Amériques réunies.
Pour la France, un comité de la population est créé et élabore les grandes lignes du code de la famille, promulgué le 29 juillet 1939.
Malheureusement, la seconde guerre vient freiner l'embellie démographique provoquée par les premières mesures d'aides à la famille, avec ses 66 à 73 millions de morts ( 4 fois plus que la première guerre mondiale)
C'est donc bien un nouveau paysage qui est issu de ces deux guerres mondiales.
En cette fin de siècle, l'Europe a été dépassée par chacun de ces deux ensembles. Sa part s'est réduite de plus de moitié en cent ans. Elle ne fournit plus que 5.3 % environ du total mondial des naissances, et sa part dans la population devrait tomber à 7 % au milieu du prochain siècle.
Outre les deux guerres fratricides européennes, le retour de Malthus a joué un rôle considérable dans la chute démographique européenne.
Dès 1948, certains prirent conscience que le nombre des hommes s'accroissait en progression géométrique.
C'est dans ces conditions qu'un américain, W Vogt, souffla un vent de panique : " La surface des terres cultivables diminue rapidement à mesure que croît la population. Tout ceci a eu, a et aura des conséquences formidables sur les équilibres politiques, diplomatiques, économiques et culturels de la planète. Il faut donc diminuer la population mondiale. "
Le club de Rome en 1972 aboutit à la conclusion suivante :
" Si l'extension démographique et la consommation des ressources naturelles ne sont pas maîtrisées très rapidement, le XXI è siècle sera marqué par un désastre humain et écologique ; il faut donc se fixer comme objectif de population la croissance zéro. "
Ces thèses auront un succès considérable aux Etats Unis et surtout en Europe occidentale.
Il faut réduire par tous les moyens la fécondité dans les pays pauvres !
Pourtant en 1974, au III congrès mondial de la population à Bucarest, Rockefeller assouplit sa position, reconnaissant que " la croissance démographique rapide n'est que l'un des multiples problèmes auxquels sont confrontés la plupart des pays " et que " réduire la croissance démographique n'est pas une alternative au développement. "
Une chose est sûre, c'est que ce paradigme a contribué à aggraver le baby krach des Européens, du fait de l'impact incroyable de ces thèses sans fondement sur la communauté européenne, alors même que les populations africaine, américaine du sud et asiatique continuaient leur croissance exponentielle.
C'est Alfred Sauvy qui écrivait que " les pays riches se sont mis à la diète sous prétexte que des obèses habitaient les maisons voisines. "
L'effondrement du nombre des naissances résulte évidemment de la chute de la fécondité juste avant 1975, et de la poursuite de cette chute dans les vingt-cinq dernières années. Elle est liée au renversement des anciens systèmes de valeurs qui ont précédé, accompagné ou suivi mai 68.
Mais l'élément déterminant de la chute démographique sera les essais de destruction de la famille par les offensives totalitaires du communisme et du socialisme durant le XX e siècle.
Le communisme rêvait de forger un 'homme nouveau " en remodelant la personne humaine elle-même.
L'homme et la femme doivent devenir une " fonction " dans la société, selon F Engels et K.Marx, la famille devant disparaître et, avec elle, les relations de parenté, de maternité et de paternité.
Engels, dans son livre " L'origine de la famille ", annonce que "
l'Etat élèvera les enfants en commun et détruira ainsi les bases principales du mariage actuel. "
Les résultats de cette grande dérive dans la Russie bolchevique seront désastreux, puisqu'en 1929 on atteindra 4 divorces pour 5 mariages, 7 millions d'orphelins abandonnés par leurs parents, une augmentation des crimes sexuels, des viols et une recrudescence de l'alcoolisme qui n'a jamais diminué par la suite.
La politique familiale en France subit encore aujourd'hui cette influence, marquée à partir des années soixante-dix par une série de mesures visant à la transformer en politique sociale sélective.
On a subordonné à des conditions de ressources les aides de plus en plus rares destinées aux familles.
Sous des apparences de générosité, ce tournant visait à effectuer purement et simplement des économies budgétaires au détriment de la famille.
C'est en 1969, sous le gouvernement Chaban-Delmas que l'on voit apparaître l'idée des critères de ressource.
On donne à ceux " qui en ont vraiment besoin ". Ce faisant, on introduit la logique de l'assistance.
On s'écarte alors de la logique de participation publique à l'investissement dans la jeunesse.
D'autant que par ce type de redistribution on contribue à diviser les Français et à entretenir à l'infini la lutte des classes.
En 1989, le RMI qui sera à la charge de la branche famille viendra compléter ce dispositif dans un esprit d'assistanat.
Les 2 J de Jacques Chirac, Juppé et Jospin, céderont à l'idée de placer les allocations familiales sous condition de ressources.
Pourtant la cellule familiale est un espace de liberté qui peut protéger la personne humaine contre les emprises totalitaires, et surtout les plus faibles, les enfants.
Le résultat de toutes ces politiques, outre la montée de la drogue, de la rupture du lien inter-générationnel, est le retournement de la pyramide des âges et le vieillissement des populations européennes en général, et française en particulier
Le nombre des personnes âgées de soixante-cinq ans ou plus s'est trouvé, au cours des cinquante dernières années, multiplié par plus de deux en Pologne et dans les Balkans. Leur proportion est passée de 9.2 à 16.1 % en Europe du nord ; de 9.4 à 16.2 % en Allemagne ; de 8.3 à 17.6 % en Italie, etc …
Dans toute l'Europe, elle tend à dépasser celle des jeunes de moins de quinze ans ; c'est déjà chose faite en Italie. Par ailleurs, l'âge médian de la population est de plus de quarante ans en Allemagne, en Italie, en Suède et en Suisse.
On ne fait plus d'enfants car on a peur en l'avenir.
Comme la proportion des personnes âgées doit augmenter rapidement lorsque les générations nombreuses nés au cours du baby-boom atteindront l'âge de la retraite, les rapports numériques entre générations vont se modifier peu à peu.
En ce qui concerne la population active (ou plutôt en âge d'activité), il faut s'attendre à ce qu'elle se réduise quelque peu dans la première moitié du XXIe siècle.
Tous les Etats de l'Europe des quinze sont logés à peu près à la même enseigne, héritiers plus ou moins lointain de la politique de l'Etat Providence et de la pensée marxiste. La France, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et l'Irlande se distinguent certes par un solde naturel encore favorable, lointain reflet de leur puissant baby-boom. Ils sont les seuls ou presque à pouvoir espérer gagner de la population d'ici à 2025. Au contraire, l'Allemagne, l'Italie et la Suède présentent un solde naturel négatif que compense un solde migratoire positif. Leur population est très vieillie, et leurs perspectives de croissance à peu près nulles.
Quelles menaces cette situation fait-elle peser sur les retraites et sur l'emploi ?
La menace du dépeuplement de l'Europe n'est pas encore d'actualité ; elle ne le deviendra éventuellement que dans le second quart du XXI ème siècle ; par contre elle pourrait avoir des effets ponctuels sur la politique d'aménagement du territoire.
Le principal risque est en fait le vieillissement interne de cette population active, le groupe des adultes âgés (40-59 ans) l'emportant peu à peu sur celui des adultes jeunes. La diminution de l'effectif des classes en âge de travailler n'est en revanche qu'un épouvantail : par exemple, les projections de l'I.N.S.E.E. prévoient qu'en France ces classes pourraient totaliser 32 millions de personnes en 2020 contre 30.339.000 au recensement de 1990, ceci avec des hypothèses de migrations très modérées.
Notre pays ne risque donc pas de manquer de main-d'œuvre, d'autant plus qu'il a une réserve de 3 ou 4 millions de chômeurs.
Le seul problème réel est celui des retraites, et le seul péril immédiat celui du vieillissement. Le processus est déjà largement avancé. Dès maintenant, la proportion des personnes âgées (soixante-cinq ans et plus) atteint dans notre pays 15 % (ensemble du monde : 7 % ; Amérique latine : 6 % ; Asie : 5 % ; Afrique : 3 %), et celle des jeunes de moins de quinze ans est tombée à 19 % (ensemble du monde : 32 % ; Amérique latine : 34 % ; Asie : 32 % ; Afrique : 44 %). Pour l'Europe des quinze, la proportion des premières est passée de 10.6 % (1980) à 15.5 % (1996), et elle devrait atteindre 20.7 % au moins en 2020. Celle des jeunes (moins de quinze ans) est descendue de 24.4 % à 17.4 %, et devrait tomber à 14.7 % en 2020, même dans le scénario le plus optimiste.
On assiste donc à un véritable retournement de la pyramide des âges, accompagné d'un vieillissement interne du troisième âge. En effet, ce terme de " troisième âge " recouvre des réalités très différentes : jusque vers soixante quinze ans, on a plutôt affaire à des " jeunes vieux ", écartés de la vie professionnelle, mais souvent en excellente forme, et dont les dépenses de santé ne sont en moyenne que doubles de celles des actifs ; au-delà de ce seuil, la plupart sont devenus des " vieux-vieux ", perdant progressivement leur autonomie et grevant deux fois plus que les précédents le budget de la santé. Or c'est ce groupe qui augmente le plus rapidement. En Suède, les personnes de 60-74 ans représentent actuellement 13.6 % de la population, et celles des plus de 75 ans et plus, 8.4 %. Ces pourcentages devraient passer respectivement en 2020 de 17.4 % et 10.6 %. Si l'espérance de vie devait continuer à s'allonger, le nombre des " vieux-vieux " l'emporterait , au milieu du siècle prochain, sur celui des " jeunes-vieux ".
Ce processus de vieillissement est irrésistible.
Pour les uns, vieillissement implique sclérose , conservatisme, affaiblissement de l'esprit d'entreprise. Plus nuancé, Alfred Sauvy notait, dans sa " Théorie générale de la population ", que " les vieux ne sont pas tous conservateurs, ni les jeunes tous révolutionnaires ", mais il ajoutait : " Minoritaires, les jeunes sont contaminés par le vieillissement et ne peuvent apporter à la société tout le concours de leur vivacité ".
D'autres parlent de " génération inoxydable " et se réjouissent même des effets politiques du vieillissement.
Il n'en reste pas moins vrai que les conséquences démographiques et économiques du vieillissement sont terribles.
L'une des plus spectaculaires est la montée de la solitude : en Europe occidentale (Scandinavie exclue), le pourcentage des ménages d'une seule personne est passée de 14 % en 1960 à 26 % en 1991. Bien entendu, parmi eux, il y a beaucoup de jeunes gens, en raison du retard de l'âge au mariage et de la fréquence du divorce ; mais les gros bataillons sont constitués de personnes du troisième âge, en particulier de veuves, car la plupart des unions sont rompues par la mort de l'époux ; en outre, les normes sociales modernes répugnent à la cohabitation entre adultes et personnes âgées : ces derniers tendent donc à conserver leur domicile propre tant que les handicaps ne les contraignent pas à se réfugier dans les établissements spécialisés. Actuellement, en Europe occidentale, les veuves sont moins de 30 % dans le groupe d'âge 65-69 ans ; mais 40 à 45 % dans le suivant ; 66 à 75 % dans le groupe 80-84 ans. Nous nous acheminons vers des situations où la proportion des isolés par rapport au total des ménages pourrait atteindre 30 à 50 %.
Du point de vue économique, la première question est de savoir comment, au XXI ème siècle, on pourra financer les pensions et le coût de la santé. Pour l'avenir des systèmes de retraite, le vieillissement constitue une menace majeure. Au total, du seul fait du vieillissement, le rapport du nombre des retraités à celui des actifs augmentera de 50 % au cours du demi-siècle à venir.
Pour la suite, tout dépendra d'une éventuelle reprise de fécondité : c'est sur elle que la société occidentale jouera sa survie.
Plus insidieuse est la menace que le vieillissement fait peser sur les budgets de la santé.
Bien entendu, le gonflement énorme de ces budgets s'explique avant tout par la fréquence et le coût des soins : on va beaucoup plus souvent chez le médecin qu'on ne le faisait dans l'entre-deux guerres. Cependant, le vieillissement est un facteur multiplicateur : un sexagénaire coûte en moyenne deux fois plus qu'un quadragénaire, et un octogénaire deux fois plus qu'un sexagénaire.
Pour l'ensemble de l'Europe des quinze, le troisième âge absorbe près de la moitié du budget de la santé.
A consommation stabilisée, le vieillissement fait progresser mécaniquement les dépenses de 0.7 % environ par an, et ce taux devrait s'élever peu à peu jusqu'à atteindre 1.4 % en 2025. Particulièrement lourdes sont les dépenses occasionnées par le nombre croissant des situations de dépendance chez les personnes âgées. D'où la tentation du rationnement des soins, déjà mis en œuvre au Danemark, au Pays-Bas et en Grande Bretagne. On risque de s'acheminer vers un système de protection sociale à deux vitesses : plein régime jusque vers soixante dix ans ou soixante quinze ans, taux réduits au-delà, sauf pour ceux qui auront les moyens de financer les soins coûteux que nécessitera leur état.
Toujours sur le plan économique, la seconde question est celle de l'impact des prélèvements sociaux sur la compétitivité économique des Européens.
Ces prélèvements sont déjà les plus élevés du monde ; ils pourraient encore augmenter d'un quart à un tiers d'ici à 2020 en l'absence de réformes. Or leur accroissement a des effets pervers : " Une hausse des taux de cotisation provoque une baisse des salaires réels et/ou des profits, remarquait Denis Kessler dans une note pour le commissariat général au plan, en 1995, induit une substitution du capital au travail qui favorise le chômage, alimente l'inflation et évince l'épargne. Quant au recours accru au financement budgétaire (…), il empêche l'Etat de mener dans de bonnes conditions ses autres missions, notamment les autres politiques sociales (famille, ville, santé), le développement des infrastructures, l'effort de formation et d'éducation, la sécurité, etc…
Peut-on sortir du piège démographique qui menace l'Europe, piège dont l'une des mâchoires est l'augmentation de l'espérance de vie après soixante ans, et l'autre la dénatalité ?
Au début du XX e siècle, Charles Peguy écrivait : " Les pères de famille sont les grands aventuriers des temps modernes. "
Que dirait-il aujourd'hui ?
Des idéologies délétères ont brouillé les cartes, comme l'attaque contre la féminité dans sa dimension maternelle, l'atteinte du père devenu le symbole d'un autoritarisme honni, la remise en cause du mariage.
Faut-il que l'Etat rende l'argent aux familles et " laisse-faire " ou au contraire s'oriente vers des politiques familiales dirigistes permettant aux Européennes d'avoir le nombre d'enfants souhaité sans être pénalisées dans leur vie professionnelle ?
Les familles ne peuvent se satisfaire de n'importe quel type de logement. L'environnement, la disposition du trafic automobile, l'aménagement d'espaces verts ou favorables aux enfants, en sont un des aspects qu'il faudra bien un jour prendre en compte.
C'est donc bien une politique favorable à l'espace de liberté, la cellule familiale, qu'il faut créer, au risque de disparaître.
Ce débat là ne mérite pas le silence assourdissant qui anime toute la classe politique actuelle, en tous les cas.
Patrice Planté
Pour en savoir plus :
La population mondiale au XX e siècle Que sais-je ? PUF, de Jacques Dupâquier ( à lire absolument)
La famille à venir de D Lensel et J Lafond, Ed Economica.
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