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Liquider les anciens
systèmes :
Il paraît notamment nécessaire de changer les
anciens systèmes.
La meilleurs méthode est sans doute celle de lextinction progressive :
- On laisse dans lancien système les gens en retraite ou très prés de la prendre.
- On donne le choix à ceux qui sont le système intermédiaire.
- On fait entrer les jeunes dans le nouveau système.
Si ce calendrier avait été admis il y a vingt ans, comme certains le préconisait de
façon lucide, on aurait déjà assécher les deux tiers du système de répartition en
France.
Au contraire, toute année qui passe accroît le bataillon des retraités et rend plus
difficile et plus longue la liquidation.
La liquidation a, il est vrai des coûts financiers considérables : il faut compenser
le transfert ou la fuite des actifs dans le nouveau système.
Certains y ont vu le prétexte à un emprunt national : mais cela alourdirait une dette
publique déjà considérable et promettrait un effort fiscal surhumain aux futures
générations.
D'autres ont tout misé sur la vente des actifs publics et notamment sur le produit des
privations ?. Cela a été le cas au Chili et ce serait un bon encouragement à
accélérer le programme de privation des entreprises publiques en France. Mais dans notre
pays, comme dans d'autres, les recettes des privatisations ont déjà en partie
dilapidées et ce qui est à vendre ne pourra être placé que dans des délais très
longs.
Dans ces conditions, on peut soit faire appel à l'investissement international pour
racheter les actifs des biens publics nationaux, soit émettre des titres sur les ventes
futures, renouvelant ainsi l'expérience des assignats.
A la différence près et elle n'est pas négligeable, que les assignats avaient été
conçus pour financer des dépenses courantes, et avaient accru la dette, alors qu'ici il
s'agit de diminuer les dépenses et de diminuer la dette.
Enfin aucun problème de financement n'est insurmontable si l'on prend
en considération la croissance économique à long terme permise par l'assainissement des
retraites. Mieux irriguée en épargne longue léconomie nationale peut voir sa
croissance accélérées, allégeant ainsi la charge de la transition.
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Introduire les
assurances concurrentielles :
Une fois réglé le délicat problème de la
transition, qu'elle forme peut prendre le nouveau système de capitalisation ?
Il va de soi qu'il doit être géré suivant les mécanismes de l'assurance,
mécanismes qui pourront être d'autant plus performants que la concurrence entre
compagnies sera plus active.
Voilà pourquoi leuropéanisation des retraites sera un facteur de progrès, les
compagnies d'assurance seront en mesure de répartir l'épargne entre les emplois les plus
rentables et on opèrera ainsi une véritable transfusion de pays jeunes, en pleine
expansion, vers des pays vieillis en déclin relatif : ceux-ci bénéficieront dune vraie
cure de jouvence.
Comme on l'a déjà remarqué, la base même de lassurance est la répartition
des moyens, dans l'espace et dans le temps, et de plus l'assurance engage la
responsabilité des assurée bien mieux qu'un service public.
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Respecter l'épargne
et le patrimoine :
Bien évidemment, une réforme des retraites en ce
sens suppose un complet changement dattitude à l'égard de l'épargne, du
patrimoine, et de la propriété.
Aujourd'hui, bien des gouvernements se complaisent à plumer la poule aux ufs
dor.
La dénonciation démagogique des inégalités, les relents de lutte de classe, la
contestation et la jalousie du mérite de linitiative : tout cela fait des
"grandes fortunes" et des capitalistes les boucs émissaires fiscaux. Le mythe
de lintérêt général excuse toutes les expropriations, tous les arbitraires.
Il faudra pourtant tôt ou tard, en revenir aux principes fondateurs dune
société de liberté : respect de la propriété, respect de leffort
productif, respect des gens prévoyants, économes et bons gestionnaires.
De ce point de vue, les fonds de pension, en honneur aux Etats-Unis, en Angleterre,
Allemagne et Hollande, sont une bonne façon, de fuir, la spoliation du patrimoine.
Les entreprises versent à leurs salariés une part de salaire intouchable par le Fisc, et
qui alimente un fond de capitalisation.
Mais la vraie solution consisterait évidemment à supprimer cette gymnastique
juridique et financière en laissant les individus maîtres de leur épargne, sans, aucune
retenue fiscale. Seul limpôt sur la dépense irait au percepteur.
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Recréer les liens
intergénérationnels :
Si les patrimoines pouvaient se reconstituer, si
l'épargne pouvait être enfin respectée, la solidarité intergénérationnelle serait
profondément modifiée et relancée.
Si la famille a perdu aujourdhui sa dimension économique et notamment son
caractère de fond de prévoyance, dassurance mutuelle et intergénérationnelle,
cest sous les coups de butoir de lEtat Providence.
Tout se passe comme si on avait voulu briser la communauté familiale, en la privant de
ses moyens mais aussi en la vidant de son contenu juridique.
Le chemin inverse pourrait bien être retrouvé. On pourrait réfléchir à la
proposition de ceux qui entendent exonérer de charges sociales (au moins partiellement)
ceux qui ont, contre vents et marées, constitué une famille.
Ils ont réalisé un investissement dans la jeunesse et dans le futur d'un coût très
élevé et dune efficacité sans doute supérieure aux systèmes officiels de
retraites.
En voulant s'occuper de tout, en prétendant prendre lindividu en charge du
berceau au corbillard, lEtat Providence a borné la vie des hommes à des limites
étroites.
L'homme sans tradition, l'homme sans espérance, c'est ce destin médiocre et
artificiel qu'il faut briser.
SÉCURITÉ SOCIALE
ET ASSURANCE MALADIE |
En France la Sécurité Sociale, c'est la baleine.
Elle engloutit aussi bien les assurances maladies que les retraites ou encore
lassurance chômage et jusquà un passé récent les allocations familiales.
De plus des dizaines de régimes différents sont juxtaposés sans ordre, sans raison,
créant de faux calculs et fausses compensations.
Pour l'instant en dehors de lassurance chômage dort le sort est lié à l'analyse
et à la politique du chômage, la crise de la sécurité sociale c'est suivant le pays,
tantôt la crise de l'assurance maladie, tantôt celle des retraites, tantôt bien sur des
deux à la fois.
Dans le monde les systèmes de santé en eux mêmes sont
fortement secoués : aux Etats-Unis les Républicains envisagent une refonte complète de
Medicars et Medicaid, en Angleterre le National Health Service est complètement révisé,
en France on vient de dissocier assez clairement le sort de lassurance maladie de
celui des retraites.
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