 |
- Les derniers bricolages technocratiques.
Nous préférons dire un mot sur les derniers bricolages technocratiques
destinés, si l'on en croit leurs auteurs, à freiner l'évolution excessive
des dépenses maladie. Ils parachèvent la socialisation de la santé en
France.
Il y a :
- d'un côté, l'application en France du " managed care "
américain;
- de l'autre, des réformes institutionnelles avec, entre autres :
- la modification de la composition du Conseil d'administration de la CNAMTS
(M. Mitterrand y avait fait entrer des gens du mouvement mutualiste, M.
Juppé augmente leur nombre),
- l'Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé (ANAES,
dont 21 des 32 membres du conseil d'administration sont des médecins et
dont le budget est couvert pour un tiers par l'État et le reste par la S.S.
maladie : budget 97 de 95 millions francs et budget 98 de 98 millions de
francs),
- Le Conseil d'orientation des filières et réseaux de soins chargé
d'émettre un avis consultatif sur les projets d'expériences de filières
et réseaux de soins ; prévu dans le cadre du plan Juppé d'avril 1996, il
a commencé ses travaux en janvier 1998;
- la Conférence nationale de santé et,
- la loi de financement de la SS.
On les doit au gouvernement de M. Juppé (mai 1995- mai 97). Ils ont été
défendus par MM. Barrot et Gaymard. Mais ils n'ont rien à envier aux
gouvernements précédents. Ils sont d'ailleurs prolongées aujourd'hui par
le gouvernement de M. Jospin.
Un mot sur le " managed care " et la loi de financement de la SS.
Nous ne nous attarderons pas sur les autres dont la Conférence nationale de
santé, une " commission Théodule " en sus pour donner un
avis sur tout ce qu'on veut. d'un côté, l'application en France du "
managed care " américain;
- de l'autre, des réformes institutionnelles avec, entre autres :
- la modification de la composition du Conseil d'administration de la CNAMTS
(M. Mitterrand y avait fait entrer des gens du mouvement mutualiste, M.
Juppé augmente leur nombre),
- l'Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé (ANAES,
dont 21 des 32 membres du conseil d'administration sont des médecins et
dont le budget est couvert pour un tiers par l'État et le reste par la S.S.
maladie : budget 97 de 95 millions francs et budget 98 de 98 millions de
francs),
- Le Conseil d'orientation des filières et réseaux de soins chargé
d'émettre un avis consultatif sur les projets d'expériences de filières
et réseaux de soins ; prévu dans le cadre du plan Juppé d'avril 1996, il
a commencé ses travaux en janvier 1998;
- la Conférence nationale de santé et,
- la loi de financement de la SS.
On les doit au gouvernement de M. Juppé (mai 1995- mai 97). Ils ont été
défendus par MM. Barrot et Gaymard. Mais ils n'ont rien à envier aux
gouvernements précédents. Ils sont d'ailleurs prolongées aujourd'hui par
le gouvernement de M. Jospin.
Un mot sur le " managed care " et la loi de financement de la SS.
Nous ne nous attarderons pas sur les autres dont la Conférence nationale de
santé, une " commission Théodule " en sus pour donner un
avis sur tout ce qu'on veut.
Le " managed care ".
Qu'est-ce que le " managed care ", sinon le " soin
administré "
En France, le " managed care " est grosso modo tout le plan
Juppé et tout ce que font Mme. Aubry et M. Kouchner aujourd'hui. Mais de
même qu'ils diront qu'ils ne réglementent pas d'autres domaines, mais les
régulent, ils diront qu'ils rationalisent ou régulent les dépenses
médicales, et en aucun cas ne les rationnent...
En vérité, le " managed care " existe depuis longtemps en
France. Il a tenu d'abord dans les autorisations que les médecins ont à
demander à la S.S. maladie dans certains cas (opérations chirurgicales,
soins dentaires par exemple).
Mais depuis plus récemment, il tient aussi dans les " références
médicales opposables " (RMO), dans les nomenclatures ou codages
d'actes, dans la " carte santé " (" carte sésame "
qui, de fait, met en cause le " secret médical "), dans les
" médecins référents " ou autres artifices technocratiques
ciblés (la responsabilité collective des médecins et laboratoires
pharmaceutiques !)
On admirera en passant les expressions et la clarté de ce qu'elles peuvent
bien pouvoir dénommer ! Je vois dans ce point de vocabulaire, la forme
achevée de la socialisation de la santé, à savoir le communisme de
celle-ci.
La loi de financement de la sécurité sociale.
Un mot sur le principe de la loi de financement de la sécurité
sociale . Avec cette loi, le Parlement fixe un montant maximum de
dépenses maladie à effectuer et de recettes à percevoir pour "
financer " les dépenses maladie. Au départ, la loi avait pour rôle
affiché que les recettes équilibrent les dépenses maladie et qu’il n'y
ait donc plus " déficit ".
Au nombre des dépenses à effectuer, la rémunération des services des
praticiens pris individuellement, mais discriminés en fonction de critères
arbitraires et pénalisés collectivement.
Au nombre des recettes à percevoir, les cotisations obligatoires des
citoyens, des cotisations discriminées en fonction de critères
arbitraires.
Nous en sommes à la troisième loi de financement.
Elle est encore présentée en déficit..., mais,
paraît-il, " pour la dernière fois ", il y aura équilibre en
1999 !
Le principe de ce type de loi est, de toutes façons, cocasse quand on sait
que, par exemple, certains hommes politiques font état aujourd'hui que la
dépense budgétaire traditionnelle n'est pas contrôlé (Cf. Fabius dans Les Echos du
21 octobre 1998 ou Rocard qui avait mis en place en 1990 un Conseil
scientifique de l'évaluation : il serait tombé en désuétude !).
Et il aide à comprendre que les dépenses d'assurance maladie continuent à
augmenter dans des proportions jugées excessives par nos technocrates ou
politiques ou autres experts.
(Remarquons, en passant, que tous ces gens ne sont pas seuls dans leur cas.
Leurs homologues dans le monde occidental sont nombreux à penser de même.
Des économistes ont d'ailleurs proposé des rationalisations dans le
passé, par exemple, dans la décennie 1960. Ainsi, d'après Lindsay (1969)
(cf. Buchanan et Tollison (1972)):
Arrow (1963) justifie l'intervention du gouvernement dans le marché des
soins médicaux par des élements d'incertitude particuliers dans la demande
et dans l'offre.
Weisbrod (1964) fait apparaître que la fourniture purement privée de soins
de santé peut être "sous optimale".
Pauly (1967) montre le rôle des "externalités de consommation"
dans la demande de soins médicaux (Lindsay, op.cit. p.46).
Restent le désir et la volonté de partager universels... C'est, selon
Lindsay (1969), la question de l"'égal accès au marché des
soins", aux ressources médicales disponibles.
Et il discute les quatre méthodes possibles pour l'égalisation :
- détruire,
- donner,
- s'abstenir,
- subventionner.
On remarquera en passant que ces analyses donneront naissance à un nouveau
domaine de la théorie économique : la théorie du "public choice"
(à ne pas confondre avec la théorie des choix public))
- Résultats à l'orée du XXIè siècle.
- Les dépenses de soins et biens médicaux étaient
de 6,8 % du PIB en 1980 (190 milliards de
francs), 8,1 % en 90 (530 milliards de francs), 8,8 % en 97 (710 milliards de francs).
Les remboursements de S.S. maladie sont passés
de 76,5 0/o des dépenses en 1980 (145 milliards de francs), à 74,3 % en 90 (395
milliards de francs) et 73,8% en 97 (525 milliards de francs).
Tableau 1 Dépenses en soins et biens médicaux et remboursements
| |
1980 |
1990 |
1997 |
| Dépenses en soins et biens
médicaux (D) |
| En Milliards de francs |
190 |
530 |
710 |
| En % du PIB |
6,8 |
8,1 |
8,8 |
| Remboursements |
| En Milliards de francs |
145 |
395 |
525 |
| En % des dépenses (D) |
76,5 |
74,3 |
738 |
Source : SESI, septembre 1998 par internet.
En d'autres termes, la SS maladie rembourse de moins en moins (bien qu'elle
exige des cotisations de plus en plus élevées).
Quant au marché des soins et biens médicaux, il fait
apparaître des échanges (évalués en francs) de plus en plus importants (en pourcentage
du PIB) malgré le nombre de réglementations croissant qui le frappent.
- Le point de vue économique
* Les évolutions étaient prévisibles par le simple raisonnement
et beaucoup les avaient prévues. Peu importent donc leurs mesures chiffrées.
** Nous ferons remarquer seulement que si rien n'est fait, on peut prévoir
qu'elles vont se poursuivre jusqu'à ... la " révolte " de vous et de nous :
c'est-à-dire jusqu'à ce qu'un certain nombre de personnes disent " non "
(selon l'expression de Albert Camus, que l'homme révolté est un homme qui dit " non
"). Nous ajouterons que dès à présent, il y en a qui ont dit " non ",
ceux qui refusent de payer leurs cotisations obligatoires. Mais on n'en parle pas.
D'autres ont dit " non ", mais on n'en parle pas plus car ce n'est pas
" visible ": il s'agit de ceux qui voulaient s'engager dans une profession
médicale, mais y ont renoncé...
*** On s'attend aussi à voir ceux qui constituent l'offre actuelle sur le marché
des soins et biens médicaux abandonner leur activité, car ils sont ruinés ou
s'attendent à le devenir: ils considèrent qu'ils ne peuvent plus mener leur activité
comme ils l'ont menée jusqu'à présent, en leur âme et conscience.
On s'attend de même à leur disparition car ils peuvent de moins en moins mener la
recherche ou faire les investissements qui leur permettraient de faire baisser leurs
coûts :
- soit parce qu'ils en ont l'interdiction (recherche réservée au secteur public,
aux CHU);
- soit parce qu'ils n'en auront plus les moyens (laboratoires pharmaceutiques,
prothésistes,, etc.).
On s'attend enfin à leur disparition car le législateur les oblige à faire des
investissements sans relation avec leur activité médicale (informatisation de leur
cabinet, etc.) et car ils ne le veulent pas. Pourquoi accepteraient-iIs ?
II La Liberté de souscription, le marché de la santé, les solutions qui s'imposent
A -Si la santé coûte cher, c'est largement pour des raisons artificielles
La sécurité sociale est construit sur la pseudo gratuité, la dispersion des charges et la concentration des bénéfices.
A - a - Les cotisations d'assurance maladie sont prélevées obligatoirement et directement sur la feuille de paye, permettant la pseudo gratuité.
Or le seul qui aurait intérêt à faire des économies, celui qui paie, est privé de son Droit de refuser son argent et empêché de savoir combien tout cela coûte.
Pour cacher le fait que l'argent est volé, les hommes de l'Etat soumettent l'organisation à des règles bureaucratiques et montrent du doigt le producteur : l'Entreprise en la poursuivant par l'URSSAF.
Ces organisations, état dans l'état, sont munis de privilèges au delà du droit commun n'hésitant pas à liquider les entreprises.
Le métier des hommes de l'Etat étant de distribuer l'argent de manière la plus voyante possible et comme ils ne distribuent rien qui soit à eux, de la voler de la manière la plus discrète possible. Ils s'imposent donc des dépenses de prestige : " Je dépense donc je suis "
A - b - L'Etat promet à tous les citoyens de repousser la " mort " et d'exterminer la maladie. Ainsi chacun croit que c'est son rêve particulier qui sera exaucé.
A - c - Le financement de la sécurité sociale obligatoire et dans le monopole déresponsabilise :
Celui qui paie parce qu'il a perdu la faculté de refuser son argent,
Celui qui ordonne les dépenses par ce que son intérêt immédiat est de dépenser davantage,
Celui qui vole parce que son pouvoir dépend de l'ampleur du butin.
A - d - La faillite, inscrite dans le système dès le début apparaissant rapidement dans les comptes,
il ne reste plus que l'heure des reniements :
A - d - a - Reniements financiers :
- augmentation du vol des contribuables pour une diminution des services
- l'usager du service public dévient un prétexte à augmenter le privilèges car il s'agit de protéger
- diminution du paiement des fournisseurs, l'Etat se conduisant comme une monopole d'achat et impose des rabais de plus en plus impudents,
- les professionnels se retrouvent moins bien payés que s'ils exerçaient dans un marché libre
- les hommes de l'Etat utilisent les moyens de pression comme le chantage à la suppression des remboursements, l'interdiction d'exercer, les pénalités financières (RMO) exploitent les plus faibles ( infirmières,..) puis les autres ;
- pour asseoir complètement leur pouvoir, les hommes de l'Etat développeront les organisations représentatives dont ils essaieront d'acheter les dirigeants ou de manipuler les représentants
- la contrainte sur les quantités fera suite au contrôle des prix, enveloppes de dépenses, quotas d'actes en attendant la nationalisation complète des services.
A - d - b - Reniements de leurs engagements vis à vis des usagers :
- suppression de la liberté des usagers
- Les hommes instituent le fichage de toute la population avec les cartes à puces et l'affectation à un médecin ou à un centre de soins.
A - d - c - Reniements de développer des services
- Les hommes de l'Etat décrètent que les besoins sont satisfaisants et vont donc refuser l'ouverture de certains centres au profit d'autres.
- Dans la pseudo gratuité l'offre est le seul régulateur de la demande ce qui veut dire que les hommes de l'Etat vont s'acharner à réduire l'offre.
- Des discours ahurissants apparaissent : faut-il légiférer sur l'euthanasie et tuer le malade ?
Mais si les dépenses de santé augmentent si vite, paraît-il, cela provient de deux raisons différentes :
· Elle est la volonté des consommateurs et alors la maîtrise des dépenses de santé n'a pas plus de sens que la maîtrise des dépenses d'alimentation.
· La croissance des dépenses peut-être aussi due aux pressions des producteurs et l'inélasticité de l'offre , l'absence de concurrence.
C'est donc le système lui même qui engendre irresponsabilité et abus.
La solution : le marché de la santé
B -Toute solution repose sur des principes de Droit, de vrai droit, c'est à dire le respect du droit de propriété, de responsabilité, et la liberté de contracter.
Ensuite d'abroger les règles de non droit, les obligations réglementaires, tarifs autoritaires, responsabilité collective des médecins qui ne peuvent être qu'appliqués par la violence aveugle et arbitraire.
La sortie de cette situation nécessite que le couplage étatique et réglementaire des marchés ne soit plus institutionnel ni caché mais qu'il soit rendu à l'appréciation de la personne, au libre choix
Toute personne qui le désire doit avoir le droit de passer des contrats avec des médecins de leur choix et avec des assureurs maladie de leur choix.
Ceci suppose donc trois conditions :
- un marché de l'assurance santé avec mise en concurrence
- un marché des soins et biens médicaux avec allégement des réglementations absurdes
- et enfin, que les hommes de l'état n'ait plus la possibilité comme aujourd'hui, avec des réglementations odieuses, d'opposer entre eux les opérateurs de l'offre de ce marché à savoir les médecins, les pharmaciens, les laboratoires etc. et de détourner les malades du marché.
Le risque santé : Ce risque de perte sera ensuite défini et évalué et pourra ainsi être couvert par des contrats à son juste prix.
Les solutions envisageables :
Dans l'état actuel des connaissances en matière d'assurance santé, et non pas d'assurance maladie, différents contrats sont proposés :
- Le contrat d'assurance temporelle
- Le contrat d'épargne médical
- Le contrat de protection du patient.
Ils tournent tous autour du contrat d'assurance santé mais font apparaître des variantes.
C - Le marché de la santé :
Au lieu de mettre tout sur les services publics, le marché permet d'établir une rencontre entre une demande qui émane des malades ou de ceux qui ont peu de le devenir et d'une offre qui est celle des professionnels de la Santé. Un troisième élément s'insère naturellement : l'assureur.
L'assureur a le mérite d'abaisser le coût de la santé, il répartit le risque dans l'espace en élargissant le nombre des personnes assurés (ré-assurance). Il répartit aussi le risque dans le temps, parce qu'il permet au malade de retrouver l'investissement qu'il a fait lorsqu'il était bien portant. L'assureur a organisé la capitalisation.
La Santé à la carte : Suivant la formule retenue le risque maladie sera géré à des coûts plus ou moins élevés bien qu'il y ait évidemment un niveau de coût incompressible. Sans aucun doute les coûts vont aller en décroissant grâce au marché dès que la concurrence et la responsabilité entreront dans la danse. Au lieu de l'assuré assisté et passif, nous voici en face d'un consommateur libéré doté d'un pouvoir de choix.
D'après ce que l'on sait l'économie ainsi réalisée par rapport au système actuel pourrait être du tiers au deux tiers ou davantage selon les revenus .
Les exclus : Reste le cas de ceux qui ne peuvent entrer dans le jeu faute de ressources ; pas d'argent pour contracter une assurance, pour payer les soins.
Ceux-ci peuvent alors compter soit sur la logique de l'ordre politique soit plutôt sur l'ordre communautaire.
Les associations caritatives, confessionnelles, professionnelles, les communautés locales et enfin la communauté familiale sont en mesure de reprendre dans ce domaine la place qu'elles avaient naguère quand on n'avait pas de préjugé à l'encontre de la charité privée.
La logique communautaire est fondée sur le partage mais elle n'élimine ni la gestion ni la capitalisation.
Ainsi les Fondations dans les pays libres font-elles plus et font-elles mieux que les administrations voire les compagnies d'assurances. Le dynamisme et la multiplication de ces initiatives de ce bénévolat sont le signe d'une évolution en profondeur des sociétés contemporaines. Faire appel aux capacités d'auto organisation et de solidarité spontanée des individus et des communautés, c'est aller dans le sens du progrès pour tous, c'est faire de la misère et de la maladie non plus un problème politique ou social mais un défi personnel et humain.
Conclusion
En résumé de tout ce que nous venons d'évoquer, nous dirons que nous avons en France, aujourd'hui, à l'orée du XXIè siècle :
- d'un côté, une SS maladie, système étatique obligatoire de remboursement des dépenses de soins et biens médicaux, dénommée aussi indûment " assurance maladie " (elle ne fait pas d'assurance), qui vit de cotisations obligatoires ;
- de l'autre, un marché des soins et biens médicaux de plus en plus dévasté par les réglementations ; par exemple, l'échange, base de ce marché, qu'est le " colloque singulier " médecin-patient, a été fortement écorné, voire est en voie d'être mis de côté, purement et simplement... malgré les engagements constitutionnels, leur reconnaissance périodique, et certaines déclarations du Président de la République en exercice ;
- d'un troisième côté, un couplage réglementaire du marché des soins et biens médicaux et de la S.S. maladie qui fait que cette dernière exerce une dominance arbitraire presque totale sur celui-là.
Ce socialisme de la santé est le résultat de la socialisation de la santé qui a été mise en œuvre véritablement à partir de 1945 et qui devait promouvoir un nouvel ordre social, celui de la protection dont parlait Pareto il y a un siècle Au lieu de cela, elle a développé le désordre et induit le chaos. L'URSS a duré un peu plus de soixante dix ans, la S.S. maladie n'en est qu'à un peu plus de cinquante et dans un domaine plus limité puisqu'il s'agit de celui de la santé de la personne. On voit ce qu'on peut imaginer.
A propos des contrats il s'agit de souligner deux grandes propriétés qui ne doivent pas être sous-estimées : ils sont des solutions réelles et morales à ce que nous connaissons aujourd'hui.
C.1. Des solutions réelles et non pas utopiques. Les divers contrats sont des solutions réelles pour sortir du socialisme de la santé car ils sont fondés sur la réalité et le Droit, et non pas sur l'utopie.
Ils sont fondés sur la réalité telle qu'elle est et non telle que certains voudraient qu'elle soit.
Ils ne sont pas fondés sur des mythes, ils ne sont pas fondés sur les conditionnements qu'on connaît aujourd'hui et qui sont supposés devoir mener à l'utopie.
C.2. Des solutions morales. Il sont aussi des solutions morales pour échapper au socialisme de la santé car ils ne sont pas fondés sur le mensonge, ni sur la violence (une violence qui va du mensonge au vol de la responsabilité individuelle par l'obligation réglementaire en passant par la spoliation du travailleur).
Ils sont fondés sur la volonté individuelle des personnes et le respect de la volonté d'autrui.
La découverte du contrat sera d'autant plus facile que les individus eux-mêmes se sentiront moins tributaires d'un système bureaucratique. Il est fait appel à leur responsabilité personnelle.
Réformer les systèmes de santé n'est donc pas seulement une bonne affaire ou une nécessité financière et commerciale. Ce n'est pas que sauver les Professionnels de la Santé libéraux et de les libérer de la tutelle de la technocratie, c'est aller vers une bonne conversion des esprits qui réconcilie les hommes avec leur travail, avec leurs projets.
|
|
 |