|
Plainte déposée par le syndicat
SOS ACTION SANTÉ
devant la CNIL le 31/03/99
Monsieur le Président,
Larticle 33 de la Loi n° 91-1406 du 31
décembre 1991 a autorisé les organismes dassurance maladie maternité et les
caisses dassurance vieillesse des professions non-salariées non-agricoles à
recouvrer les cotisations, majorations de retard et pénalités qui leur sont dues, en
faisant opposition sur les fonds détenus pour le compte des débiteurs par tous tiers
détenteurs sur une simple mise en demeure.
Afin de généraliser cette procédure
exorbitante du droit commun, ou pour toute autre cause, il apparaît depuis environ deux
ans, que la Caisse Autonome de Retraite des Chirurgiens Dentistes, ayant son siège 50
avenue Hoche 75008 Paris a constitué, en liaison avec le FICOBA, un fichier de tous les
comptes bancaires de ses adhérents débiteurs, quelle utilise de manière plus ou
moins systématique pour exercer les procédures dopposition visées ci-dessus, au
mépris des garanties légales.
Or, il ne semble pas que ce fichier ait fait
lobjet dune déclaration auprès de la Commission Nationale de
lInformatique et des Libertés, conformément aux dispositions de la Loi du 6
janvier 1978.
Un arrêté du Ministre de lEconomie,
des Finances et du Plan en date du 23 octobre 1995 publié au Journal Officiel le 31
octobre 1995 est venu élargir les possibilités daccès du FICOBA " aux
caisses des organismes autonomes dallocations de vieillesse, visées à
larticle L 156 du Livre des Procédures Fiscales (professions artisanales,
industrielles et commerciales, professions libérales et professions agricoles visées à
larticle L 621-3 du Code de la Sécurité Sociale).
Cependant, ni la délibération de la
Commission Nationale de lInformatique et des Libertés n° 95-097 du 11 juillet 1995
qui a précédé larrêté ministériel précité, ni larrêté lui-même, ne
visent en aucune cas la Loi n° 91-1406 du 31 décembre 1991 et la possibilité pour les
caisses autonomes dallocations de vieillesse davoir accès aux informations du
FICOBA pour pratiquer des oppositions sur les comptes bancaires des chirurgiens dentistes.
Une intervention a déjà été faite en ce
sens le 29 octobre 1998, auprès de M. le Président de la CNIL, par M le Député
COURSON.
Nous vous remercions de lattention que
vous voudrez bien porter à la présente plainte dont copie est adressée à Monsieur le
Procureur de la République de Paris.
|