Poulet à la dioxine ou administration cancérigène.

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L’élevage intensif du poulet et l’utilisation de l’alimentation de substitution est une conséquence directe de l’exode rural monstrueux qui a ramené de plusieurs millions à 900.000 en 1991 et à moins de 600.000 en 1999 le nombre d’exploitations agricoles françaises. La disparition de la qualité au profit du rendement, c’est toujours le consommateur qui finit par le payer, et au prix fort.
Derrière cette éradication voulue et programmée, se profilent deux monstres : le Crédit Agricole et la Mutualité Sociale Agricole qui ont participé et organisé l’endettement de nos paysans. Le siècle qui se termine aura vu la terre de France se vider de 95% de ses exploitants agricoles, fermiers. Ce très beau résultat a permis à la banque verte de devenir la première forteresse financière européenne assise sur la mise en hypothèque de toute la terre française. Car derrière les notions de rentabilité se cache le recours à l’emprunt, à la garantie et donc à l’endettement dirigiste qui aura eu pour conséquence la mort de toutes les petites unités de travail agricoles et l’exode des jeunes générations.

En cela, on peut écrire qu’en poussant à la recherche des aides agricoles , les structures professionnelles syndicales ont permis de maintenir l’assistanat et la dépendance au détriment de la créativité et de l’innovation. Nos paysans ne vivent plus de cela. Nous devons nous interroger de savoir à qui profite l’étranglement de nos fiers agriculteurs d’entant sinon à ceux qui accordent parcimonieusement ces poisons.

Par les charges irréalistes au profit de la MSA, qui collecte actuellement la retraite agricole, on a oublié que l’épargne transformée en points n’avait rien à voir avec l’épargne professionnelle et personnelle, source elle de richesses. Par la répartition, on a tué la capitalisation naturelle et on a asséché l’arbre à fruits.

D’aucuns dénoncent également derrière cette campagne du poulet à la dioxine une volonté hégémonique de monopole de l’alimentation du bétail. Les américains sont les premiers fournisseurs de soja, alimentation du bétail de remplacement. Et très curieusement, nos syndicats agricoles européens se sont toujours refusés à promouvoir la culture du soja comme s’ils savaient qu’un jour l’hégémonie américaine serait un fait établi.

Au bout du compte, le consommateur reste le grand perdant de toutes ces politiques. Il mangera du poulet cancérigène ou devra payer 3 fois plus cher un poulet qui a connu les vers de terre.

Le monde médical et tous les créateurs devraient regarder du coté du monde agricole car ce qui a été réalisé chez nos paysans pourrait bien se répéter chez eux.

Tous les ingrédients y sont : des fonctionnaires hégémoniques déconnectés des réalités, décidés à réaliser une éradication des petites unités de travail au profit d’organismes " macro économiques " ; des élus transformant les progrès médicaux en bulletins de votes ; des organismes monopolistiques de protection sociale aggravant l’endettement des indépendants et transformant le patrimoine en points de retraite sans aucune garantie, et enfin des syndicats dont la fonction est d’éloigner le créateur de l’idée même de libre entreprise.

Yves Saint-Lot

 

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