Malgré la décision de l'OPEP d'augmenter sa production de pétrole, le prix des carburants devrait rester élevé. Selon le président de l'Union française des industries pétrolières (UFIP), on ne peut pas s'attendre " à une baisse significative » du prix de l'essence dans les semaines qui viennent. "Je crois malheureusement qu'entrant maintenant dans la période de pointe de la consommation du pétrole dans le monde, il n'est pas raisonnable de prévoir une baisse significative dans les semaines qui viennent, et je crois qu'on y verra plus clair à la sortie de l'hiver, c'est-à-dire au 1er semestre 2001

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) a décidé d'augmenter sa production de 800.000 barils par jour à compter du 1er octobre.

"Huit cent mille barils, ça ne fait guère que 1% de la consommation mondiale, ce qui reste peu et montre bien que l'OPEP, l'Arabie Saoudite en tête, a toujours l'intention de contrôler les prix du pétrole brut et de les maintenir à un niveau élevé, c'est-à-dire dans leur esprit, probablement au-dessus de 30 dollars", a ajouté Philippe Trépant, dont l'organisation regroupe l'ensemble des compagnies pétrolières en France.

La décision prise par l'OPEP dimanche se situe pourtant au-dessus des pronostics du ministre koweitien du Pétrole, qui, prudent, avait indiqué avant la réunion que l'augmentation serait "très probablement" de 750 000 barils par jour. Mais c'est moins que ce qu'avait évoqué au même moment un haut délégué auprès de l'OPEP, qui parlait une hausse "jusqu'à 1 à 1,5 million" de barils par jour. Lequel indiquait qu'"il n'y a pas besoin de mettre en œuvre le mécanisme automatique" qui prévoit d'augmenter la production de 500000 barils par jour si le prix du panier OPEP dépasse 28 dollars pendant 20 jours ouvrables consécutifs.

Le ministre saoudien du pétrole avait indiqué samedi avoir reçu le soutien de plusieurs pays de l'OPEP pour augmenter la production de plus de 500 000 barils par jour, sans toutefois préciser si l'Iran, généralement réticent à toute augmentation, en faisait partie. Mais dimanche, le ministre iranien du Pétrole a affirmé que Téhéran "soutenait une augmentation de 500 000 barils par jour", à la suite d'un accord avec l'Arabie saoudite. Une annonce qui n'a rien de révolutionnaire : une telle hausse ne correspondrait qu'à la stricte application du mécanisme d'ajustement de l'offre…
Cela n'aidera pas les marchés car l'OPEP produit déjà autour de 760.000 à 770 000 barils par jour (en plus des quotas) ainsi que le montrent" les prix actuels du brut. Les prix stagneront autour de 30 dollars le baril, mais pourront encore grimper cet hiver s'ils (les pays de l'OPEP) ne mettent pas plus de pétrole sur le marché".

Si l’on voulait vraiment baisser le prix du pétrole , il suffirait d’ouvrir les vannes de l’Irak, ce que l’on ne fera pas.

En conclusion, il faut s’attendre à une forte augmentation des prix, une inflation qui viendra pénaliser le petit épargnant, encore une fois.

Et très certainement des mouvements sociaux importants.

Patrice Planté
 

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