|
La
CEE et l'effet de ruine
L'effet de ruine engendré par le
socialisme ou le constructivisme ou la République Fromagère,
tous termes synonymes, s'alimente à quatre sources principales
: les impôts, les réglementations, les décisions arbitraires
et la gestion du temps.
Les quatre sources s'entremêlent
et se compénétrent. Elles deviennent vite un torrent où plus
personne ne peut analyser quoi que ce soit. Autour du torrent,
les hommes de l'Etat que je dénomme les Hifis, dénomination
reprise par d'autres, ouvrent leurs mains avides et détournent
à leur profit des flots d'argent public d'autant plus
facilement et d'autant plus largement que le torrent est vaste,
désordonné et tumultueux. La recherche permanente de
l'enrichissement personnel par les Hifis est l'un des moteurs du
socialisme, moteur bien plus puissant que l'idéologie dont les
mêmes montrent facilement à l'occasion qu'ils s'en moquent
comme de leur première tasse de thé.
Deux faits récents permettent de
comprendre ces enchaînements au niveau de l'Europe.
L'histoire des licences
téléphoniques de troisième génération, les licences UMTS,
donne un raccourci saisissant de la troisième source.
Au départ une décision de
Bruxelles : il "fallait" que les Européens rattrapent
les Américains et qu'ils soient les premiers à prendre pied
dans l'Internet mobile. On reconnaît l'insupportable
prétention des fonctionnaires et élus qui décident par la
force pour les autres dans une totale incompétence. Ici, ce
sont les Hifis européens appelés souvent eurocrates qui ont
lancé cette véritable bombe;
Comme il "fallait"
aller vite, les licences devaient être attribuées
obligatoirement avant fin 2001. Personne ne s'occupait de la
suite : investissements gigantesques à réaliser pour la mise
en place des nouveaux réseaux alors que les anciens ne sont pas
amortis, absence d'appareil récepteur fiable et vraiment
opérationnel, incertitude sur la clientèle, sur le contenu,
etc.
Ce fut alors les folles enchères
que l'on sait avec tous les désordres comptables habituels aux
Hifis : en France les plaisantins qui sont aux affaires
publiques ont prétendu concourir à la solution des retraites
par la vente des licences ! Le tonneau des Danaïdes allait se
remplir enfin.
Ce qui devait arriver arriva ; la
bourse s'écroula et certaines firmes comme Bouygues se
retirèrent de la compétition. Les autres se demandent comment
elles vont faire face. Il parait que seul France Télécom en
France sortirait indemne de l'aventure. Encore peut-on
s'interroger. La firme est étrangement muette sur le lancement
de l'emprunt qui devait consolider ses finances bien
aventurées.
Qui a pris la décision
meurtrière alors qu'il était si simple de laisser le marché
régler ces progrès techniques éventuels dont l'intérêt
n'est pas discutable ? Est-ce un Hifi de la base voulant
affirmer son autorité ? Est-ce un Commissaire européen ?
Personne ne le saura jamais, car personne à présent ne s'en
vante. Il est sûr que dans le cadre de l'irresponsabilité
propre aux affaires étatiques le ou les coupables doivent
continuer à s'enrichir dans le torrent impétueux des fonds
européens. Le deuxième fait énoncé plus loin donne
d'ailleurs un éclairage sur le processus de décision.
Si les remous boursiers actuels
conduisent à une vraie récession, ce que personne aujourd'hui
ne peut savoir vraiment, la décision arbitraire servira
éventuellement de détonateur dans le monde entier.
Mais l'effet de ruine généré
par l'Europe s'alimente aussi à une mauvaise gestion du temps,
inévitable dans toutes les Républiques Fromagères du monde.
Bien sur cet effet de ruine comporte son effet richesse sur les
Hifis européens.
Une information récente indique
que l'on se plaint dans la bureaucratie européenne de la
lenteur des décisions. Il faut en général 30 signatures au
moins pour des décisions même mineures. Auparavant il faut
recueillir l'avis d'une kyrielle de comités qui examinent le
dossier. La moindre décision prend plusieurs mois.
Par exemple, l'hôpital de Gaza,
un complexe de 230 lits, a mis dix ans pour être mis en
service. Tant pis pour les malades. Bien évidemment nous
n'approuvons nullement que l'on prenne de l'argent par la force
aux Européens pour bâtir un Hôpital à Gaza. Nous notons
seulement le délai ridicule dans la décision.
Que ce soit les décisions
arbitraires ou la désastreuse gestion du temps, l'effet de
ruine découle logiquement de la construction européenne comme
dans toute administration d'esprit socialiste.
Malgré toute propagande, un
gouvernement de Libération, qui finira bien par arriver en
France et dont on parle de plus en plus, aurait parmi ses
objectifs de sortir la France du carcan socialiste européen
tout en conservant évidemment le libre échange lequel n'a
aucun rapport réel avec la bureaucratie européenne.
Michel de Poncins

|