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Charles
de Foucauld,
le tricot et les stocks-options
Charles de Foucauld était un infatigable marcheur sur les chemins de DIEU: Tout le monde le sait. On sait moins qu'il était bourré de talents.
Et sa jeunesse gâchée par les vices et une paresse apparemment inguérissable n'avaient pas occulté ces talents qu'il a trouvé intacts quand la Providence lui offrit les moyens de les exercer. Si, un jour, il est canonisé on le verrait bien patron des cancres en tous genres.
Il savait, en particulier, former les autres et même former les formateurs. Tricotant fort mal lui-même, il fit apprendre à tricoter à l'un de ses amis touaregs.
Ensuite il veilla à l'extension du tricotage dans les tribus, ce qui n'était pas une mince affaire pour des gens qui méprisaient le travail manuel.
Chacun apprit à l'autre dans le cadre de la liberté ; il y avait don ou échange : "je t'apprends le tricot et tu gardes mes chèvres".
Les bienfaits du tricot se répandirent et l'on récupéra beaucoup de poils de bêtes qui se perdaient auparavant.
Quand une partie de la population eut les bénéfices de vêtements tricotés, il y avait inégalité flagrante et la tentation du socialisme eût pu arriver.
Si le Père de Foucauld avait été socialiste ou crypto-socialiste comme les pouvoirs publics en France depuis 50 ans et dans bien d'autres pays, il aurait pu décider le partage des vêtements tricotés.
Il n'aurait pas eu de problème pour cela. Parmi ses talents, il avait celui du législateur ayant à son actif plusieurs projets de constitutions de communautés religieuses: En outre, son incroyable charité le conduisait à ne rien garder pour lui ; plusieurs fois, il fit comme le soldat Martin et partagea son manteau
S'il avait cédé à la mode, qui a ravagé plus tard le monde entier, les propriétaires de tricot auraient perdu leur nouveau confort, sans que les pauvres n'aient rien de plus car l'échange libre des connaissances se serait tari.
Ce fut le contraire et il continua à favoriser l'enseignement du tricot.
Et les Stocks-options dans tout cela ? Nous sommes un siècle après. Certains ont des idées ; ils risquent leur temps et parfois leur peu d'argent pour rendre service aux autres en créant de nouveaux produits : ce sont les tricoteurs de l'avenir.
Légitimement, ils espèrent dans une temps incertain tirer profit de leurs efforts et cela prend la forme des
"stocks-options".
D'autres; les politiques incompétents par nature et tirant leur immense richesse de la brutalité fiscale, veulent, en vue de leur réélection et donc de la prolongation de cette richesse, enlever ce grain d'espoir aux créateurs.
Il en résulte les invraisemblables projets de limitation fiscale des futurs gains avec les empoignades entre élus que la presse nous décrit tous les jours.
Les projets ont, en plus, toute la complication bureaucratique comme seuls des élus peuvent inventer : catégories, seuils, formalités, contentieux futurs s'accumulent.
Comme on pouvait s'y attendre, Fabius, nommé ministre, n'a nullement tenu les promesses de Fabius candidat au ministère. On arme vouloir traquer les spéculateurs au nom de la morale, ce qui est un comble pour des gens qui enseignent (immoralité dans leurs écoles.
Les "boat people" fuyaient sur des barques de fortune l'enfer socialiste.
Nos modernes créateurs ont des moyens plus confortables de fuir l'enfer socialiste :
l'Eurostar leur suffit et le flot risque de ne pas s'arrêter.
Michel de PONCINS
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