Vous souhaitez créer votre entreprise,
ne le faites surtout pas en France.
Pourquoi ?

L’entrepreneur français vit dans la terreur des « normes » ce que l’on appelle la loi, et de sa contestation par l’administration, ce que l’on appelle le fiscalisme.

Et c’est évidemment dans la comptabilité que l’administration attend les créateurs, voyage au pays de l’horreur :

L’investissement, et donc l’immobilisation, est un élément essentiel pour l’entreprise.
C’est le terrain de prédilection de la contestation fiscale.
Dans le cadre de la généralisation des normes comptables internationales (IFRS), la base de calcul des amortissements est constituée, non plus de la valeur brute des immobilisations ou prix de revient, mais de sa valeur brute minorée de sa valeur résiduelles, c’est à dire le montant que l’entreprise estime pouvoir en obtenir à la fin de leur période d’utilisation. On se rapproche ainsi d’une vérité économique.
Cette norme internationale s’impose à tous.
Mais pas au fisc français, qui par une instruction a décidé de faire tenir aux entreprises françaises une double comptabilité avec, pour cet exemple d’immobilisation, une écriture supplémentaire dite de « provision pour amortissement dérogatoire ».
Toujours au niveau de la comptabilité, les nouvelles normes prévoient que la durée d’amortissement à retenir pour une immobilisation n’est plus nécessairement la durée d’usage,c’est à dire la durée fixée par l’administration fiscale, mais la durée réelle d’utilisation du bien prévue par l’entreprise.
C’est trop pour nos énarques qui refusent de rallier à cette nouvelle norme. Ils imposent à l’entreprise de procéder à une réintégration extra comptable de l’amortissement excédentaire non admis en déduction.

Ce qui est imposé au monde entier ne l’est pas à Bercy.
Il est vrai que ce sont les champions des fausses écritures (faux bilan présenté aux chambres des élus, fausses écritures, etc.)

Mais plus, la France est devenue le pays des radars et des corbeaux.

Et en matière d’entreprise, le premier corbeau n’est autre maintenant que le conseil, c’est à dire le comptable (expert ou non).
Ainsi l’ordre des experts comptables a passé une convention en décembre 2005 avec l’administration fiscale pour dénoncer « la fraude ».
Un « échange » a été établi entre le fisc et cet ordre, soit disant de professions indépendantes et libérales.
Par échange, faut-il comprendre une collaboration secrète et ancienne qui n’a même plus peur de s’afficher ? Les experts-comptables sont ils devenus la nouvelle milice de l’économie ?

La convention signée entre cet ordre et Bercy reconnaît le rôle d’observateur de terrain aux experts comptables en les associant à l’élaboration et à la mise en œuvre de certaines mesures fiscales !
On parle d’échange : mais quelle contre partie peut tirer un expert comptable de dénoncer son client au fisc ?

La paix pour la mort de son entreprise ?

Non , vraiment non, ne vous installez pas en France tant que l’on n’aura pas débrancher cette machine à fabriquer du chômage, de la misère et à voler l’effort d’autrui.

Patrice Planté
 

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