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Déficit commercial de la France,
une première qui inquiète tout le monde sauf le gouvernement.
Les douanes ont indiqué, vendredi 10 décembre, qu'en octobre le solde commercial français avait été négatif de 2,1 milliards d'euros. L'un des plus mauvais chiffres
mensuels jamais enregistrés depuis les années 1980 et précisément le gouvernement socialiste Mauroy.
Sur les dix premiers mois de l'année, le déficit atteint 5,3 milliards d'euros.
Le commerce extérieur est l'un des quatre moteurs de la création de la richesse nationale, au côté de la consommation, de l'investissement et de la constitution de
stocks.
Selon les économistes, 1 milliard d'euros de plus de ventes à l'étranger se traduit par la création de 15 000 emplois supplémentaires.
C’est donc 75.000 emplois virtuels qui disparaissent.
La France ne conquiert plus de nouveaux marchés, elle en perd. Même le journal de la pensée unique le reconnaît dans son édition du 9 novembre 2004 : « la France
a aussi perdu des parts de marché : de 6,3 % du commerce mondial en 1992, elle est passée à 5,1 % en 2003, avant de se stabiliser début 2004 ».
Les économistes redoutent que la hausse de l'euro ait des effets durables,
le GOUVERNEMENT, lui, prend à la légère la chute du commerce extérieur.
L'apparition ou le creusement d'un déficit commercial peut avoir trois origines.
- Soit une perte grave de compétitivité sur les coûts : on est trop cher, donc on perd des parts de marché et c’est en partie vrai aujourd’hui du fait du poids des charges, taxes, contraintes
administratives, absence de motivation des salariés plus intéressés à compter leur RTT qu’à travailler ;
- Soit une croissance plus rapide que celle du reste du monde, ce qui n’est évidemment pas le cas en France ;
Soit enfin une mauvaise spécialisation internationale : dans ce cas, les biens qui font l'objet d'une forte demande mondiale ne sont pas produits. En conséquence, on perd des parts de marché à
l'exportation ou on voit ses importations augmenter.s
Le commerce extérieur reste un indicateur important. Aujourd'hui, notre déficit montre que la France ne développe pas assez de produits innovants, qu'elle dépose,
notamment, quatre fois moins de brevets que l'Allemagne et que son enseignement supérieur se dégrade...
Tout diagnostic déjà posé il y a plus de 20 ans et qui n’est toujours pas résolu.
Tant que l’on ne mettra pas à plat le fléau de l’Education Nationale, le monopole de la Sécurité Sociale, la suppression pure et simple du paritarisme et du
centralisme jacobin ;
Tant que l’on continuera à nier l’existence des entrepreneurs, au bénéfice du cadre bien flou « d’entreprise »
Tant que l’on continuera à penser que l’entreprise est forcément dirigée par l’ENA et n’a pour intérêt que les stocks options ;
Tant que l’on continuera à penser que la signature des marchés se fait obligatoirement par l’intermédiaire d’un vol de 24 h en compagnie du p. de la r. ;
Tant qu’on continuera à ruiner le capital des français à travers un fiscalisme délirant, un système de retraite par répartition véritable vol intergénérationnel ;
Tant que l’on continuera à mentir aux français…comme le ministère des finances publiant dernièrement un communiqué quasi triomphaliste, se félicitant de la hausse des
exportations de 2,4 % et des importations de 4,5 % et vantant "les hauts niveaux d'échanges" de l'économie française.
Evidemment, on pourra toujours mettre le déficit sur le compte de l'alourdissement de la facture énergétique, qui, rappelons le, en France, représente pratiquement que
des taxes !!!!!
Yves saint Lot
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