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Démission
des allocataires
Une grave crise vient d'éclater à la Caisse Autonome de Retraite des Chirurgiens-Dentistes (CARCD). Les administrateurs représentant les retraités ont donné
collectivement leur démission pour protester contre " le gel du point de rente ".
La CARCD vient de faire parvenir à tous les confrères sa Lettre d'information. Pour justifier la position du conseil d'administration, elle est contrainte d'avouer enfin la vérité que nous ne cessons de clamer depuis de longues années. Et cette vérité est aussi simple que terrible :
la retraite des chirurgiens-dentistes est condamnée.
Il y a en effet 2,7 cotisant pour un retraité. Il y en aura 2 pour un retraité en 2010, 1,1 en 2020 et moins de 1 après 2023. Ce qui signifie que si l'on veut maintenir le niveau actuel des retraites, il va falloir
multiplier par quatre les cotisations en une vingtaine d'années, ou diviser par trois les
retraites, selon les termes mêmes de la CARCD.
Les cotisations actuelles ayant déjà dépassé les limites du supportable, on voit bien que toute augmentation est impossible. Cela signifie que les retraites vont se rétrécir comme une peau de chagrin pour ne plus représenter, en 2023,
qu'un peu plus de la moitié du SMIC actuel.
Autrement dit on va demander aux confrères actuellement en exercice de verser à la CRCD au moins 55. 000 francs par an pendant 23 ans,
soit un total de 1.265.000 francs, pour toucher une retraite de 4.500 francs par
mois.
Il leur suffirait de placer cette somme sur le marché financier pour s'assurer une rente convenable, tout en conservant l'entière disposition du capital constitué. En effet, un placement de 55.000 francs par an pendant 25 ans produirait, en tablant sur un taux d'intérêt de 5% capitalisés, un capital disponible de 2.470.000 francs, produisant un revenu mensuel de 10.290 francs.
Les administrateurs représentant les allocataires ont invoqué l'existence de " réserves ", qui justifieraient qu'on ne procédât pas " au gel du point de rente ". La CARCD leur répond en indiquant "
le montant des réserves tous régimes : pendant les années 90, de 1,8 à 2,5 années
d'allocations. " Et de préciser que ces réserves " sont aussi partiellement virtuelles et pré-consommées. "
Accablant !
On attendrait au moins des administrateurs non démissionnaires qu'ils proposent des solutions. Ils se contentent d'un
verbiage dérisoire : " Un programme doit être élaboré, intégrant les efforts partagés. "
Un programme ? Quel programme ? Continuer de faire payer les confrères en activité pour une retraite qu'ils ne toucheront pas, tout en diminuant un peu plus chaque année la pension des retraités, jusqu'à la mise en cessation de paiement de la CARCD ?
Avouant " une faiblesse structurelle à moyen terme " et " l'impasse aux alentours de 2020/2025 ", et
ne proposant aucune solution, les auteurs courageusement anonymes de la Lettre de la CARCD osent écrire : " En guise de conclusion, l'optimisme est de rigueur même si la mer est agitée. Ce devrait être rassurant de faire partie d'une caisse qui regarde le futur. "
Tant d'impudence est insupportable !
Il est plus que temps d'en finir avec un système qui aura ruiné à la fois les cotisants et les retraités.
| Dr Patrice Planté |
Dr Claude Reichman
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A adresser à la Caisse de Retraite des Chirurgiens dentistes, 50 avenue Hoche, 75008 Paris ou mieux par email à
carcd@carcd.tm.fr
Nom………………………………Prénom……………………………
Adresse…………………………………………………………………
- Demande la démission des administrateurs de la CARCD
- Demande l'organisation d'Etats généraux de la profession pour créer un nouveau système de retraite.
Date
Signature
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