L’Effet de Ruine par les
Associations
Les subventions aux associations jouent un rôle majeur
dans l’effet de ruine. De récentes révélations contiennent des chiffres
significatifs, encore que non exhaustifs. Le système qui s’étend comme une
lèpre sur le corps social est tellement enchevêtré et complexe que personne ne
peut avoir une idée vraiment complète des chiffres et de l’étendue de la
ruine.
Voici cependant quelques données selon ces révélations.
En 2002, les ministères ont subventionné 11 265
associations pour un total de 1 309 785 762 euros. Il faudrait ajouter
évidemment les subventions des collectivités et de bien d’autres succursales
de la puissance publique.
Le ministère de la culture parmi les ministères occupe une place de choix en
versant 553 millions d’euros.
En 2004, son budget a dépassé 2,6 milliards en accroissement de 5,8 % par
rapport à 2003. Les cuistres qui gouvernent espèrent ainsi s’acheter à bon
compte une apparence d’intelligence . S’ils se souvenaient du nom du premier
ministre de la culture de l’histoire et de son action maléfique, leur
enthousiasme serait moins grand !
Voici certains renseignements sur les subventions
distribuées par le « machin » qu’est ce ministère.
5700 associations ont reçu en 2002 la somme de 553 millions d’euros soit cinq
fois plus qu’en 2 000.
Par exemple : ATTAC : 50 000 euros, Actions culturelles
contre les ségrégations et les exclusions : 104 000 euros, LICRA : 15 000
euros, ARATAT ou Artistes recherchent associés très actifs tendance
adrénergique (sic) : 50 000 euros, « douze balles dans la peau » (resic) : 100
000 euros.
Nous arrêtons cette énumération ridicule. Notons aussi
beaucoup de subventions de 2000 euros qui évidemment ne servent à rien sinon à
nourrir les fonctionnaires gérant le bazar.
Dans la course au ridicule culturel, la ville de Lille
est en bonne place et il ne faut pas s’en étonner étant donné les idées de son
maire. La ville a été sacrée « capitale culturelle de l’Europe pour 2004 », ce
qui ne veut absolument rien dire sinon une invitation à la mairie de ruiner
les Lillois par des fêtes en tout genre. 2130 manifestations dites
« culturelles » y ont été organisées pour 73 millions d’euros.
Si l’on quitte la culture pour examiner les autres
ministères, on reste stupéfait. En 2002, l’association pour la célébration de
l’an 2000 a reçu 31 millions d’euros. Les golfeurs et les moules frites
reçoivent des subventions. En 2002, l’association française des volontaires du
progrès a reçu 12 436 000 euros, la rose des vents ( !) 1 969 000 euros.
Régulièrement de tels chiffres sortent et les réactions
sont diverses : amusement, indignation, quelques frémissements et on tourne la
page. Il importe de bien comprendre l’enchaînement des faits pour pouvoir un
jour arrêter l’effet de ruine. Voici.
La rivière argentée est là en abondance, tant que les
Français acceptent.
Politiques, chefs syndicalistes, prédateurs de toutes
sortes sont embusqués au bord de la rivière.
Chacun agit selon son bon plaisir et son intérêt.
L’enrichissement des camarades est l’un des objectifs
prioritaires : combien de ministres déchus prospèrent dans les associations
publiques.
Une fois qu’une première dérivation de la rivière est
réalisée, le système étant très figé, sauf accident la subvention se poursuit
sans s’arrêter.
Impôts et réglementations pèsent sur tout le corps social chassant les
Français hors de France alors que beaucoup d’associations attirent en France
la misère du monde.
Parfois certaines personnes s’étonnent à juste titre que les dirigeants des
organisations agricoles (chambres d’agriculture, FNSEA et autres) ne défendent
que mollement les agriculteurs et aient accompagné la véritable destruction de
l’agriculture par la politique agricole, soit nationale, soit commune. Pour
comprendre il suffit de regarder la liste des subventions des Conseils
Régionaux et Généraux.
On sera stupéfait de constater que des sommes énormes sont versés à ces
organisations. Cela veut dire clairement que les salaires et avantages
importants de ces dirigeants sont directement liés au pouvoir qui d’ailleurs
leur donne même la faculté de prélever directement des taxes diverses. Ces
dirigeants sont donc des employés du pouvoir dont ils épousent directement
l’idéologie interventionniste.
L’ exemple de l’agriculture se reproduit dans d’autres domaines : au-delà de
la ruine se profile la solidarité des fausses élites qui exploitent la France
à leur seul profit.