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Les effets pervers de la croissance
La croissance est là, et bien là. La France n'est pas une exception, tous les pays industrialisés vivent le même phénomène largement entretenu par la multiplication des échanges et la rupture des chaînes de l'esclavage étatique par les outils de communication ( internet entre autre).
Et personne ne viendra se plaindre de l'accroissement du produit intérieur brut français (PIB) d'au moins 3,5% et probablement autant en 2001.
La croissance est bénéfique pour tous , les entreprises, les ménages, les indépendants, et l'Etat.
Les chômeurs retrouvent du travail malgré les barrières administratives, les caisses des entreprises se remplissent, celles de l'Etat aussi.
L'Etat n'a donc plus aucun effort à faire pour boucher les trous de sa mauvaise gestion et des erreurs de la politique de " l'Etat Providence ".
Les petits hommes gris qui nous gouvernent peuvent donc continuer à acheter des bulletins de vote en redistribuant largement l'argent gagné facilement et à voler, voler et encore voler…
" Quand la mer monte, tous les bateaux montent. " L'image est chère aux Américains.
Lorsque la production augmente, tout le monde en profite, ou presque.
L'argent, pour le social, rentre grâce à la CSG, CRDS, cotisations sociales et patronales, …
Oui, mais voilà, cet argent est détourné et n'ira pas financer les professionnels mais bien autre chose :
Depuis le début, la politique en matière d'assurance maladie n'a eu de cesse que de faire supporter aux indépendants, les plus fragiles économiquement, la dérive et l'ineptie de ce que l'on appelle l'assurance maladie, qui n'est ni de l'assurance ni de la maladie.
L'Etat agit comme une centrale d'achat, face à des producteurs dépendants d'un acheteur unique, liés à une convention nationale signée par quelques apparatchiks.
Les libéraux sont devenus des sous fonctionnaires payés avec des lances-pierres. Ce n'est pas une nouveauté.
Mais malheureusement, la croissance anesthésie, le pire est donc à craindre :
" Quand la mer monte, elle couvre les aspérités de la plage, elle cache les imperfections du sol. "
La croissance est source d'immobilisme. L'argent rentrant, l'adaptation de notre société aux nouvelles règles de l'économie pourra attendre.
Et malheureusement, ne comptons pas trop sur le courage de nos politiques pour anticiper, ils n'en ont pas.
Il est à craindre qu'il n'y aura pas de réforme de l'assurance maladie, comme il n'y aura pas de réforme des retraites par répartition.
Pourtant la facture des trente glorieuses et la création à profusion par l'Etat de fonctionnaires au cours des années 1970 arrivant aujourd'hui sur le marché de la retraite, devra bien être réglée et dès 2005.
Il faudra bien finir par payer les promesses et les engagements de nos hommes politiques.
Et pourtant, il faudra bien résoudre l'absence d'évaluation réelle du risque maladie, de responsabilité des acteurs de cette triste comédie de ce XX ème
siècle : la SS.
Aujourd'hui encore, il est à craindre que les fonctionnaires réalisent le même hold-up du fruit de la croissance retrouvée : on va créer des fonctionnaires pour se faire élire au lieu de favoriser les énergies, les unités de travail et les initiatives.
L'argent rentre, toutes les difficultés sont donc nivelées. Jusqu'à la prochaine récession qui ne peut que venir.
Seules les difficultés font avancer les hommes, la réussite est un piège, surtout lorsqu'elle est facile.
On ne peut donc que conseiller à tous les entrepreneurs et à tous les amoureux de la liberté de profiter des quelques années d'euphorie pour aller voir ailleurs, de tenter une nouvelle aventure au delà de nos frontières ou d'utiliser les nouveaux outils de communication…
La France est incapable de se réformer aujourd'hui comme hier, car trop encrée dans le communisme d'état.
Elle continuera donc à être pillée par ses fonctionnaires.
Patrice Planté
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