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Flations en Europe
La croissance a été nulle en France (0,0 % au 3° trimestre par rapport au trimestre
précédent) car celle des Etats-Unis diminue (1,6 % dans les mêmes conditions) à cause de la politique monétaire menée par la Fed.
Comme la création monétaire augmente actuellement (de 6 % pour M2-M1), la croissance américaine serait théoriquement de 0,4 %
en ce 4° trimestre. En conséquence, la croissance en France devrait être négative en ce 4° trimestre comme l’attestent la création monétaire dans la zone euro
(la masse monétaire M3 augmente de 8,4 % sur 12 mois), la pentification de la courbe des taux (qui est plate) et certaines données comme par exemple la
production industrielle (qui décroît en France de 0,9 % en septembre par rapport au mois précédent et de 0,8 % hors énergie au 3° trimestre par rapport au
trimestre précédent). Logiquement, les prix baissent en pareilles circonstances : moins 0,2 % en septembre par rapport au mois précédent ainsi qu’en août.
Une croissance du PIB négative et des prix qui baissent : c’est la déflation ! et
il n’y a rien de pire comme le montre l’exemple du Japon dont la forte croissance de l’après guerre a été stoppée net depuis la dérive des agrégats
monétaires dans les années 70 et 80.
Par ailleurs, le tigre celtique devrait continuer à caracoler : la croissance y reste forte
car, d’une part les fondamentaux sont bons (avec un taux de prélèvements obligatoires de 34 %) et d’autre part, les taux de la BCE y sont anormalement
accommodants, ce qui entretient un boom de l’immobilier résidentiel et des entreprises, et… des tensions inflationnistes.
La coexistence dans la zone euro d’économies déflationnistes et inflationnistes est explosive à terme.
Les équilibres se rétablissent de toutes façons par un taux de chômage élevé d’un côté et de l’autre par un manque de main d’œuvre. Cette situation est
aggravée en France par le dérapage des agrégats monétaires dont les sources sont bien identifiées : la distribution d’aides dites sociales et de subventions,
et des irrégularités dans les enregistrements comptables qui ne donnent pas une image fidèle de la réalité (sur le chiffre d’affaires, les engagements
de retraite, l’amortissement des écarts d’acquisition et les stock options). Tous les pays dont la masse monétaire est hypertrophie doivent adopter des
remèdes d’autant plus impopulaires qu’ils sont pris tardivement. Il faudrait remédier au plus tôt à cette situation en mettant fin au laxisme social et
comptable mais les déclarations constantes de toutes les parties concernées vont toutes dans le mauvais sens.
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L’Irlande présente la particularité d’être divisée en deux : au Nord l’Ulster
fait partie du Royaume-Uni et au Sud, la République d’Irlande indépendante fait partie de la zone euro. L’Ulster a un taux de prélèvements obligatoires
inférieur à celui de la France mais supérieur à celui de la République d’Irlande : le niveau de vie y est plus élevé qu’en France mais inférieur à celui de
leurs voisins. Par ailleurs, l’Ulster subit les inconvénients du taux élevé de la BoE maintenant à 5 %, ce qui pénalise la construction et affaiblit la
croissance.
L’Allemagne donne également un bon exemple d’un pays partagé en deux : le chômage
est resté très élevé dans les Länder de l’Est alors qu’il est inférieur de 10 points dans ceux de l’Ouest après l’adoption de la même monnaie (l’euro après le
DM).
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