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HAUSSE D'IMPÔT
S’apprêterait-on de nouveau à mentir au bon
peuple de France ?
On doit se poser la question lorsque
Bercy publie, par l’intermédiaire de la presse aux ordres, « Le Monde », des
informations annonçant de nouvelles dérives des finances publiques.
Comme rien n’est jamais gratuit, on est en
droit de se demander si cette information audacieusement publiée, n’a pas pour
objectif, justement, de préparer l’opinion publique à de nouvelles hausses
d’impôts ou de charges sociales ?
Les besoins de nos aristocrates sont énormes à
l’image de leur désir de tout régenter dans la vie de leurs concitoyens.
Depuis la présentation volontairement tronquée
des comptes lors de l’affaire de la cagnotte, sous Jospin, on sait que Bercy
peut faire varier les bilans de la nation selon les besoins de trésorerie.
C’est le yo-yo fiscal républicain.
Et notre très chevelu ministre des finances,
maître incontesté de l’embrouille, saura faire passer la pilule.
Saint Matthieu nous a appris à juger l’arbre
par ses fruits.
La situation des finances publiques françaises
est beaucoup plus dégradée que ne l'admet le gouvernement dans les documents
et rapports officiels publiés pour préparer le traditionnel débat
d'orientation budgétaire qui a lieu, mardi 5 juillet, à l'Assemblée nationale.
Les simulations font apparaître que sur deux
des principaux critères fixés par le traité de Maastricht - les finances
publiques et la dette publique -, la France est en passe de s'écarter
sensiblement des engagements qu'elle a pris dans le cadre de son programme
pluriannuel de finances publiques.
Dans le cas des déficits publics (qui
totalisent les déficits de l'Etat, de la protection sociale et des
administrations locales), le gouvernement avait pris l'engagement vis-à-vis de
Bruxelles de repasser au plus vite sous la barre des 3 % du produit intérieur
brut (PIB). La programmation pluriannuelle des finances publiques, qui
figurait dès l'automne 2004 en annexe du projet de loi de finances pour 2005,
prévoyait donc que ces déficits refluent de manière continue : 3,6 % du PIB en
2004, 2,9 % en 2005, 2,2 % en 2006, 1,6 % en 2007, 0,9 % en 2008.
LA DÉRIVE DES COMPTES SOCIAUX
Pourtant, les simulations internes de
Bercy suggèrent des déficits publics seraient sur une pente de 3,5 % à 3,6 %
pour 2005 (et même de 3,9 % si l'on ne prend pas en compte la soulte EDF) et à
nouveau 3,5 % pour 2006, même en cas de rebond de l'activité.
Selon les dernières évaluations de la
Commission des comptes de la Sécurité sociale, le déficit du régime général
pourrait encore ressortir à 11,6 milliards d'euros en décembre, après un
déficit de 11,9 milliards en 2004. A quoi il faudra ajouter, pour cette année,
les "trous" de 1,9 milliard du Fonds de solidarité vieillesse (FSV) et de 1,5
milliard du Fonds de financement des prestations sociales agricoles (FFIPSA).
Après plus de 20 ans de déficit public, après
Giscard d’Estaing, Mitterrand et Chirac, la dette, à politique inchangée,
continue de croître pour atteindre environ 67 % en 2007. Dans ce scénario,
elle progresserait de près de 10 points de PIB sous l'actuel quinquennat de M.
Chirac.
Les ministres, toujours aussi dépensiers,
cherchent à obtenir des niches fiscales.
Incapable de baisser les effectifs dans la
fonction publique, les dépenses de
personnel payées par les contribuables en 2006 vont augmenter de l'équivalent
de 30 000 postes supplémentaires, dont les recrutements faits par les
collectivités locales (entre 20 000 et 25 000 emplois supplémentaires) et
l'augmentation du nombre de fonctionnaires à la retraite (qui coûtent autant
que 8 000 à 10 000 emplois équivalents temps plein).
Incapable de rendre la liberté aux créateurs de
richesses, de libérer l’économie, la
protection sociale, l’éducation, le droit,.., le gouvernement continue
à espérer que la croissance va revenir, sans rien faire pour l'y encourager.
Il table toujours sur un prix du baril à 36,50 dollars -alors qu'il est
proche de 60 dollars- , complètement hors du coup.
Alors le nombre de chômeurs augmente en
France,… et diminue en Espagne.
Le nombre de demandeurs d'emploi en
terre ibérique a diminué de 32 533 personnes en juin par rapport à mai, pour
s'établir à 1 974 860 personnes, a annoncé lundi 4 juillet le ministère du
travail et des affaires sociales espagnol.
Après cinq mois consécutifs de baisse, il passe
donc sous la barre des 2 millions, pour la première fois depuis juillet 2003.
Le taux de chômage espagnol (10,20 % de la
population active aux normes espagnoles) devrait ainsi passer sous le taux
français.
Au sein de l'Union européenne, seules la Grèce,
la Slovaquie et la Pologne auraient alors un taux de chômage plus élevé qu'en
France.
Un critère comparatif comme un autre.
Alors à quand la révolution fiscale pour aider nos aristocrates à bien
penser ?
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