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Dans la rubrique les hommes de l’Etat ne sont pas la solution mais le problème, aujourd’hui «l’effet farine»
Une augmentation du prix du pain est inévitable, comme d’ailleurs de l’ensemble des biens de consommation alimentaire des ménages.
C’est ce que nous annonce le président de la Fédération Nationale de la meunerie française.
Les meuniers sont confrontés, comme toute l’industrie française, aux contraintes réglementaires de la loi Aubry des 35 heures, très difficile d’application dans cette profession dont les machines doivent marcher jour et nuit.
Leurs marges sont mises à mal par deux autres mesures typiquement technocratiques et par dame Nature.
Notre ministre de l’environnement Voynet, probablement pour assurer son autorité sur ses électeurs déconfis, décidait à la suite d’un incident, il y a 4 ans, d’obliger de manière absurde à éloigner tous les silos des lieux de production, créant ainsi un surcoût considérable pour les installations de stockage des céréales.
C’est ensuite une très mauvaise récolte cet été dans le nord de la France, région assurant les trois quarts de la production française, obligeant ainsi à acheter le blé panifiable auprès des pays du sud de l’Europe et de l’Amérique du Nord, ayant bénéficié de bonnes
moissons.
Mais comme tous les pays du Nord de l’Europe ont également vécu une mauvaise moisson, le prix du blé du sud va grimper.
C’est enfin l’augmentation faramineuse du prix des carburants, due non pas aux pétroliers, comme le distille la presse servile, mais uniquement aux taxes empochées par Bercy.
Le quintal de farine va donc augmenter de 5% à 9% à la boulangerie artisanale.
Et les boulangers n’auront comme seule solution que l’augmentation d’environ 20% du prix de la baguette. Car, outre l’augmentation du prix de leur matière première, la farine, ils ont à subir leurs propres surcoûts, le transport et les 35 heures toujours.
Deux lois imbéciles, des taxes délirantes sur la matière première et la Nature qui s’en mêle !
Sommes nous en train de réécrire l’histoire révolutionnaire de notre pays ?
Patrice Planté
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