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La masse monétaire M3 de la zone euro a encore
augmenté de 8,4 % en octobre !
La masse monétaire M3 de la zone euro vient encore d’augmenter de 8,4 % d’une année sur l’autre, ce qui est beaucoup trop !
Comme la croissance du PIB réel est inversement proportionnelle à la création monétaire, la croissance de certains pays de la
zone euro ralentit, tend vers zéro et devient même négative (à la suite du ralentissement de la croissance aux Etats-Unis).
Les Euro-zonards sentent venir les mauvais jours : ils augmentent leur épargne, visible dans l’agrégat M2-M1 de 10,4 % par
rapport à l’année précédente.
Comme ils dépensent moins, la demande baisse, ce qui entraîne une baisse de la croissance du PIB.
Par ailleurs, certains pays de la zone euro ont peut-être commencé à mettre fin à la distribution massive de revenus qui n’ont
pas un travail réel en contrepartie (les aides dites sociales et les subventions) car l’agrégat M1 vient de diminuer de 6 milliards d’euros.
Cependant, les agrégats monétaires de la zone euro sont globalisés ce qui empêche de mettre en évidence les disparités entre
les différents pays.
L’Irlande et les Länder de l’Ouest de l’Allemagne ont une croissance du PIB élevée (à leur potentiel optimal) alors que la
France et l’Italie ont une faible croissance car la création monétaire y est trop forte.
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L’agrégat M1 augmente peu en octobre alors que M2-M1 continue à augmenter :
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Les prix baissent dans la zone euro. Cependant, la BCE va relever prochainement ses taux de base à 3,5 % de façon à les aligner sur ceux des Etats-Unis car
les marchés sont de plus en plus ouverts, ce qui freinera globalement la croissance du PIB. Les déséquilibres des agrégats monétaires fondamentaux de certains
pays la zone euro les empêchent de renouer avec la croissance.
La France est certainement entrée en déflation depuis le 3° trimestre, théoriquement pour une année pleine (jusqu’à la fin du
1° semestre 2007) car il faudra attendre la reprise de la croissance aux Etats-Unis pour en bénéficier.
Pour obtenir en France une croissance de 4 à 5 %, il faudrait adopter une politique libérale : diminuer le taux des
prélèvements obligatoires de façon à ce qu’il descende aux alentours de 33 % du PIB comme en Irlande au lieu de culminer à 55 % comme c’est le cas.
JPC
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