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Laffer et la relance américaine
Les Américains ont relancé la croissance du PIB à partir de 2002 en diminuant les impôts,
en particulier l’impôt sur les bénéfices des sociétés effectivement payé dont le taux
est tombé globalement sous 20 % de 2002 à 2004. Moins d’impôts, c’est plus de dollars dans les comptes des entreprises
bénéficiaires qui peuvent alors investir pour développer leurs activités et créer des emplois.
Dans un premier temps, le montant des impôts perçus par l’Etat a diminué, puis il a augmenté trois ans plus tard, très
rapidement, en étant supérieur à la tendance antérieure. En effet, une flat tax aux alentours de 20 % sur les bénéfices
permet de faire jouer à plein l’effet boule de neige : plus de bénéfices, c’est plus de cash flows (et de capitaux propres), donc
l’opportunité d’augmenter encore les bénéfices et les investissements au cours de l’année suivante, et ainsi de suite. Le résultat de cette
politique est impressionnant : les entreprises américaines n’ont jamais fait autant de bénéfices ( 1 408 milliards de dollars de cash flows en 2005,
1 062 milliards de résultats nets), le taux de chômage est descendu sous la barre des 5 %, et cerise sur le gâteau, le montant des impôts
effectivement payés par les entreprises atteint un record avec 305 milliards !
Créer des emplois, assurer la richesse et la prospérité pour tout le monde, c’est simple : il suffit de
baisser le taux des prélèvements obligatoires, celui des impôts sur les sociétés en particulier, et de laisser faire les marchés,
l’Etat, optimal, assurant ses fonctions régaliennes avec un taux d’imposition de l’ordre de 33 %
du PIB en concordance avec la courbe d’Armey comme l’ont fort bien montré les économistes de
Work for all.
| Milliards US$ |
2000 |
2001 |
2002 |
2003 |
2004 |
2005 |
| Résultat avant impôt |
767 |
779 |
896 |
1 052 |
1 143 |
1 367 |
| Impôt sur les sociétés |
220 |
165 |
150 |
187 |
217 |
305 |
| Résultat net |
547 |
614 |
746 |
865 |
926 |
1 062 |
| Taux d’I/S en % |
28,6 |
21,1 |
16,8 |
17,7 |
19,0 |
22,3 |
Entre 2000 et 2005, les bénéfices des entreprises américaines ont presque doublé mais le montant des impôts qu’elles paient a
augmenté de moitié seulement.
Les chiffres sont ceux de Fred de Saint
Louis.
Laffer avait raison. Les Américains ont raison de suivre la politique
préconisée par les business économistes…
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Le taux de l’impôt sur les bénéfices des sociétés effectivement payé baisse depuis le début des années 50 où il culminait à
50 % pour tomber dans les 20 % depuis ces dernières années. Il fluctuait entre 35 et 40 % dans les années 70, puis entre 25 et 30 % après
l’intervention salutaire des Reaganomics au début des années 80. Il a atteint son point historiquement le plus bas en 2002 à 17 %… en toute légalité,
le taux de l’impôt sur les bénéfices étant resté constant à 35 % ! ce qui a permis, en liaison avec la politique monétaire menée par la Fed, de
restaurer la croissance du PIB à son potentiel optimal dans les 3 % et le plein emploi.
Jean-Pierre Chevallier
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