Les nouveaux contrats de travail de type CNE et CPE ne créeront aucun emploi supplémentaire.
Pour que les entreprises créent des emplois en France, il faudrait soit que la croissance du PIB aux Etats-Unis soit élevée, soit que le
taux des prélèvement obligatoires baisse. Il n’y a pas d’autres solutions.
Comme la croissance du PIB aux Etats-Unis va baisser à cause du relèvement des taux de la Fed, la croissance en Europe et en France en
particulier sera faible, voire négative, d’autant plus que la BCE va devoir augmenter ses taux.
La seule possibilité pour qu’il y ait une croissance forte et des créations d’emplois serait donc de diminuer et même de supprimer
les prélèvements obligatoires qui pèsent sur les revenus, comme en Irlande.
D’après les statistiques de l’OCDE, le taux des prélèvement obligatoires représente 53 % du PIB en France alors qu’il faudrait le
réduire à 35 %. Pour cela, il est impératif de mettre fin au système de retraite par répartition (et de le remplacer par un système de fonds de
pension), de supprimer l’obligation de cotiser à la Sécurité Sociale (et de mettre en place un système d’assurances santé basé sur une forme de
mutualisation), et de supprimer l’assurance chômage publique (pour laisser faire les marchés et les aides d’initiatives privées et locales).
Les nouveaux contrats de travail de type CNE et CPE ne sont pas une solution libérale efficace en cas de récession déflationniste. Les
business économistes irlandais ont fort bien compris au début des années 80 qu’il fallait d’abord et avant tout restaurer la croissance, et ensuite fluidifier
le marché du travail, ou, en d’autres termes, il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs ! Toute action politique requiert un minimum de culture
économique bien assimilée...
Si ces nouveaux de contrats de travail de type CNE et CPE sont mis en place malgré les oppositions qu’ils provoquent, les 15 mois à
venir montreront qu’il s’agissait bien là d’une erreur gouvernementale monumentale.
Jean-Pierre CHEVALLIER
Business économiste,
Professeur en URSS (dans une Université
Républicaine Socialiste Soviétique)