Le médecin traitant et le principe des calamités

La République Fromagère, que l’on appelle aussi le socialisme, repose sur un certain nombre de « principes » qui dans une articulation savante sont tous combinés pour assurer le confort, la gloire et la richesse d’un groupe de prédateurs de très hauts niveaux, politiques ou autres que, pour résumer, je dénomme les « Hifis. »

Ces principes pourraient faire l’objet d’une thèse qui aurait peut-être de la difficulté à trouver un maître de thèse mais qui pourrait faire date. Dans mon dernier livre : « Parlottes et Fêtes (Divertissements pour accompagner le désastre français) chez François-Xavier de Guibert, j’énonce ainsi le principe des calamités :

« Toute action publique, en dehors des tâches régaliennes, qui sont elles-mêmes à l’abandon, provoque des calamités ; quand celles-ci atteignent un point de rupture, les Hifis créent une autre calamité ou d’autres calamités pour prétendument corriger la première. Ces nouvelles calamités aggravent cette première calamité et suscitent aussi des dégâts collatéraux."

La fausse et mauvaise idée du médecin traitant illustre fort bien le principe.

A la base il y a la ruine du système de santé résultant des pratiques socialistes et même communistes depuis des décennies.

Les clients et les professionnels sont privés de leurs libertés fondamentales par les Hifis : liberté des prix et de leur libre discussion, liberté du choix de leur médecine (voir l’agression ridicule contre l’homéopathie), liberté des prescriptions, liberté de s’assurer ou pas et si, assuré, liberté des tarifs.

Dans ce système d’essence totalitaire et ubuesque, on va jusqu’à rencontrer ce qu’aucun romancier, même avec l’esprit le plus pervers et tordu, n’aurait pu imaginer. Parmi les Hifis de plus haut niveau, il existe des syndicalistes dont le pouvoir ne repose sur aucune vraie représentativité ; ce pouvoir exorbitant, avec le cortège de malheurs en résultant, est légitimé par la lecture d’une guerre très ancienne, car leurs prédécesseurs auraient eu une conduite honorable à l’époque. En fait l’histoire, telle qu’elle n’est surtout pas enseignée, enseigne pourtant au plus attentifs que des prédécesseurs plus anciens avaient, avec leurs camarades députés de gauche, beaucoup fait pour laisser grandir l’ennemi, pour laisser la guerre arriver, pour ne pas la préparer et puis la perdre !

La calamité dans la santé est gigantesque et s’exprime par la dégradation des soins, le manque croissant de médecins, l’énormité des tâches bureaucratiques au détriment des soins, le retard dans les appareillages les plus modernes et bien d’autres signes comme la récente découverte de l’insécurité dans les hôpitaux !

A l’évidence, il s’ajoute l’effet de ruine et le pouvoir cherche partout de l’argent dans un affolement visible sans pouvoir jamais en trouver. D’où il résulte le médecin traitant, nouvelle calamité qui comme les autres va aller contre son but.

Si l’on comprend bien, il va falloir dépenser deux consultations pour une nécessaire. Le progrès n’est guère visible. En outre, le spécialiste coûtera plus cher. Indépendamment du coût, un temps précieux pour les praticiens en raréfaction sera consacré à la compréhension du déluge de textes en préparation. Des contentieux sur la responsabilité des uns et des autres sont à prévoir dans la confusion générale. Si l’on prend comme médecin traitant un rhumatologue, on lui demandera son avis sur de la cardiologie !

Pourquoi le pouvoir quasi totalitaire imagine-t-il un tel mécanisme ? Tout simplement parce qu’il faut faire des parlottes et sortir des textes abscons pour simuler un semblant d’action. Joue aussi la volonté de détourner le regard des hôpitaux publics, source importante des gaspillages.

Pour finir, il est une règle de base : tout processus privatisé tend à coûter, peu à peu, moitié moins cher avec une qualité améliorée. Les Français dépensent grosso modo 168 milliards d’euros par an pour la santé et la privatisation économiserait donc dans le temps 84 milliards d’euros.

Et, cerise sur le gâteau, la richesse créée avec aussi la redécouverte d’autres libertés, permettrait de préparer une sortie honorable pour les prédateurs-Hifis. Ce serait le tribut en quelque sorte à payer pour la liberté !

A l’inverse, si la course folle se poursuit, ces prédateurs risquent de voir toute la maison s’écrouler, les emportant eux-mêmes avec en particulier leurs fastueuses retraites.

S’ils comprenaient cela, un pas important vers la libération pacifique du pays pourrait se produire.

MICHEL de PONCINS

 

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