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Le
scandale des marchés parisiens, de Chirac à Hue,
en passant par Jospin, tous copains
Jacques Chirac est mis directement en cause dans l'affaire des marchés publics des lycées d'Ile-de-France. Il était directement "informé" par Michel Roussin des "dons" des entreprises au RPR pour obtenir tel ou tel marché.
Louise-Yvonne Casetta l'a reconnu devant les juges qui l'entendaient sur cette affaire : "je sais, pour l'avoir constaté, que Michel Roussin recevait les entreprises, lesquelles étaient fières d'aller voir le plus proche collaborateur du président du RPR et probable futur président de la République. Elles étaient ainsi assurées que le maire de Paris serait informé de leurs dons. J'allais régulièrement voir M. Roussin à l'Hôtel de Ville pour lui donner les résultats de ma collecte auprès des entreprises. Je l'en informais pour qu'il le dise au président du RPR afin que ce dernier puisse remercier les entreprises."
En fait, Michel Roussin, cet ami de vingt ans de Jacques Chirac, était la pierre tournante dans le système de financement politique pratiqué en Ile-de-France. Les trésoriers du PS, du PR et du RPR, ont reconnu l'existence d'un
vaste système d'entente dans l'attribution des marchés de construction et de rénovation des lycées.
La sélection des entreprises s'effectuait grâce à des ententes préalables, les groupes de BTP devant en retour verser une "commission" de 2 % aux partis
politiques.
On répartissait ensuite les sommes entre les différents partis politiques : 1,2 % pour le RPR et le PR réunis et 0,8 % pour le PS.
Chargés de l'enquête sur la construction et la rénovation des lycées en région Ile-de-France, les juges recherchent aujourd'hui les responsabilités politiques, après avoir mis en examen plus d'une trentaine de personnes, dont de nombreux cadres dirigeants du BTP. Les marchés publics de construction des lycées d'Ile-de-France auraient été attribués après des appels d'offres systématiquement truqués à des entreprises de BTP qui acceptaient de payer 2 à 3% du montant de ces marchés en commissions occultes.
Les fonds (on parle de 600 millions de francs sur un budget total de 28 milliards de francs entre 1989 et 1996) auraient ensuite servi à financer le RPR et une partie aurait aussi été versée, selon plusieurs témoignages, au Parti républicain (aujourd'hui Démocratie libérale), au Parti socialiste et au Parti communiste selon une règle de répartition tacite.
Notons d'abord que les partis politiques institutionnels sont
tous impliqués dans ce scandale. Il y a une connivence au delà du cinéma politique politicienne qu'on nous montre :
Dans le microcosme parisien on finit par se réunir autour d'une table pour partager le butin. Du PC au RPR
Et c'est bien un vol qui est commis.
Les marchés publics français sont des marchés qui ont été retirés au privé, par définition.
Les marchés publics sont financés avec les fonds des contribuables : 2% payés en supplément sont 2% de volés aux Français.
La connivence politique, le partage politique du butin n'est rendu possible uniquement parce que ce sont des partis tenus par des fonctionnaires. Pour se réunir autour d'une table et manger ensemble pour partager un larcin, il faut se ressembler et s'apprécier.
Ces " fonctionnaires " ou " technocrates " sortent du même moule, tiennent la même dialectique,
la redistribution socialiste, c'est à dire le VOL par la LOI, monopole de la violence et de l'expropriation.
De Gauche comme de Droite.
Dans l'affaire des marchés publics des lycées d'Ile-de-France, il y a eu
enrichissement personnel, car lorsque l'on devient élu, on s'enrichit forcément.
Les hommes politiques s'enrichissent avec le pouvoir qu'ils s'accaparent. Les hommes politiques s'enrichissent par les prébendes donnés pendant leur pouvoir. Ils se créent ainsi des réseaux d'influence : exple Le Siècle,
Ils s'enrichissent en ne payant rien - Chirac et Jospin n'ont pas besoin de voiture, de faire des courses, de payer une taxe d'habitation, taxe professionnelle, URSSAF, etc..
Nous sommes effectivement dans l'ère de la IIIème République, qui a duré très longtemps, jusqu'en 1940, et qui a été caractérisée par la ruine définitive du patrimoine français par les multiples scandales politiques. La France en est sortie ruinée, ce qui a facilité le désastre de la seconde guerre mondiale.
Lorsque les hommes politiques font la fête, c'est toujours le petit épargnant qui trinque.
Chirac finira-t-il comme Kohl, devant les tribunaux ?
Patrice Planté
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