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SECU : La
dictature se renforce
L’information est tombée avec brutalité : « l'Europe réaffirme le monopole
de la sécu ». Il est rappelé par les médias à cette occasion que le refus de
cotiser à la sécurité sociale est passible d'amendes. Le budget de 2007 de
cette sécu, qui vient d'être adopté, renforce parallèlement encore plus les
sanctions contre les personnes incitant au non-paiement des cotisations :
elles risquent désormais six mois de prison et 15 000 € d'amende.
L’analyse logique, sur les plans historique, juridique et économique, de ces
faits incroyables mérite d’être réalisée, tant qu’il nous reste le droit de
le faire, ce qui peut-être ne durera pas.
Nous assistons au renforcement du pouvoir dictatorial des Hommes de l’Etat
sur ce que nous avons tous de très important à savoir notre propre santé. La
dictature est exercée conjointement par ces Hommes de l’Etat qui vont des
politiques, aux chefs syndicalistes en passant par les hauts fonctionnaires,
les présidents d’associations étatiques, les dirigeants de firmes
nationalisées et bien d’autres, que je regroupe tous, pour résumer, sous le
terme de « Hifis ».
La dictature ne peut, certes, pas empêcher les esclaves-victimes de rêver à
une « Libération » possible. Les laissant rêver, elle fait ce qu’ont
toujours fait toutes les autres dictatures et se préoccupe d’interdire avec
une véritable cruauté la simple propagande en vue de la Libération : d’où
les nouvelles sanctions.
C’est bien aussi la raison de l’accord qui vient de se réaliser à travers
les frontières entre les Hifis français et les Hifis européens, que l’on
dénomme également eurocrates. La solidarité entre Hifis passe toujours avant
toute autre considération.
Nul économiste sérieux ne peut nier que le système de la sécurité sociale,
en particulier dans son assurance-maladie, à joué un rôle majeur dans la
paupérisation de la France depuis des décennies et, simultanément, a conduit
à un ralentissement des progrès médicaux puisque pratiquement la médecine
est également nationalisée dans la foulée. Ce ralentissement des progrès se
traduit maintenant par la crise de recrutement dans beaucoup de spécialités
médicales.
De cet état de fait, les Hifis tirent personnellement des avantages tout à
fait considérables en richesse financière, bénéfices informels et honneurs,
et, principalement parmi eux, les chefs syndicalistes véritables
co-propriétaires du butin public littéralement sans limite que représente la
dite sécu.
Depuis longtemps, ces chefs syndicalistes s’inquiétaient de voir
éventuellement leur monopole mis en cause avec des arguments juridiques, sur
lesquels nous ne nous prononçons pas puisque maintenant il pourrait être
interdit de s'exprimer sur ce sujet et qu'en plus nous n'avons pas la
compétence juridique nécessaire.
Il est évident que si nous recouvrions la liberté de notre santé, la
richesse personnelle des chefs syndicalistes pourrait s’évaporer au soleil
de cette liberté et que beaucoup d’entre eux devraient tout simplement
changer de métier.
Le fait récent est que les eurocrates, ont prêté main-forte à leurs
camarades français, en leur tendant une main secourable après d’âpres et
très longues négociations dont nous ne connaîtrons jamais le détail, la
grosse presse et les médias étant aussi largement alimentée par la « rivière
argentée » de l’argent public.
Dans le livre « La République Fromagère », aujourd’hui épuisé, j’énonce
certains principes sur lesquels repose l’exploitation des peuples par les
Hifis.
L’un de ces principes s’énonce ainsi : « Hifis de tous les pays
unissez-vous ».
Michel de Poncins
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