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Surenchères
autour de l’assistanat mondial

La
conférence onusienne de Monterrey a la prétention de lutter
contre la pauvreté…
Il est évidemment affligeant de
constater que la France sera représentée à la réunion
mondiale de Monterrey (Mexique) dans le contexte de notre
lamentable campagne présidentielle.
M. Jospin a-t-il annoncé son
désir de déclochardiser la France pour aboutir en 5 ans à
"zéro SDF" ?
M. Chirac court à Monterrey pour faire mieux encore : il va
déclochardiser la Planète. 15 heures d’avion aller, 15 d’avion
retour, 30 heures arrachées à un agenda surchargé.
Un rendez-vous avec Bush. Photo.
Un discours. Il ne saurait être plus long que celui de Fidel
Castro : celui-ci n’a parlé que 6 minutes. Inouï.
Mais on pourra dire que le président sortant "a fait
entendre la voix de la France".
On débat beaucoup sur le montant
de l’aide. En 1969 les Nations Unies avaient sorti d’un
chapeau un chiffre.
Un certain pourcentage de leur produit intérieur brut, devait,
à l’époque, équitablement et nécessairement, être
affecté à l’APD, aide publique au développement, par les
pays riches.
Ce serait 0,7 % : un chiffre
arbitraire, péremptoire, aberrant. À l’horizon 2006, l’objectif
moyen affirmé par l’Union européenne, serait de 0,39 %.
La France, sous le gouvernement
socialiste, se situe au-dessous de ce standard européen avec
0,36 % (affichés). L’ensemble des Quinze en est actuellement
à 0,33 %.
Et les 4 pays les plus généreux
quantitativement seraient la Hollande, le Danemark, le
Luxembourg, la Suède, pays de statures internationales modeste.
Un groupe de pays, le G77, qui,
comme son nom l’indique, regroupe aujourd’hui 133 États,
prétend parler au nom des pauvres de la Planète.
Il est conduit par le président
plébiscitaire du Venezuela, M. Chavez, personnage ambigu et
imprévisible, son pays étant lui-même riche d’une forte
rente pétrolière.
Ugo Chavez met cependant en
accusation les Américains, car ceux-ci sont encore très en
dessous des Européens pour ce qui est du taux d’APD. Leur
Aide Publique au Développement se bornerait à 0,1 % de leur
produit intérieur.
Le président de la banque mondiale M. James Wolfensohn croit
pouvoir fixer à 100 milliards de dollars le montant des
subventions publiques que l’occident aurait le devoir d’accorder
aux États du Tiers-monde.
Ce chiffre rond paraît assez surprenant.
On serait porté à croire qu’il s’agit d’une des fausses
réponses données dans le cadre de "l’après 11
septembre", si le "consensus de Monterrey" n’était
précuisiné depuis 1999.
Il est également significatif d’apprendre
que le père Noël George Bush va venir, dans cette surenchère,
annoncer une augmentation globale de la contribution américaine
pour 5 milliards de dollars. Un tel coup de pouce
supplémentaire américain serait à lui seul égal à la
globalité de la contribution nationale française.
Fondamentalement, l’Amérique
reste assez hostile à ces programmes onusiens. Sa préférence
va cependant à ce qu’on appelle l’Aide alimentaire, c’est-à-dire
à des livraisons gratuites de nourriture. On doit reconnaître
que, dans son principe, ce Programme alimentaire mondial est
apparemment plus approprié, sur le papier, que les subventions
financières étatiques françaises.
Il s’agit en effet, doit-on le rappeler, de corriger les
effets de l’extrême pauvreté, et par conséquent directement
de la faim.
Mais les effets pervers de TOUS
ces programmes se révèlent indiscutables.
Car aucun des remèdes dits "globaux" avancés dans le
but, louable, de secourir le Tiers-monde, ne saurait apporter de
solutions à des problèmes qui sont toujours multiples. Pour
chaque bienfait apparent et immédiat, on pourra sans
difficulté énumérer la série de conséquences perverses
supérieures à moyen ou long terme.
Il en a été ainsi depuis les
indépendances de 1960 de toutes les subventions d’État au
titre de la "Coopération à la française".
Il en va de même de l’Aide
alimentaire américaine. Pratiquement, elle s’ajoute aux 327
milliards de dollars de subventions additionnées que, sous des
formes diverses, Américains et Européens accordent à leurs
agricultures respectives dans l’espoir de les protéger les
unes des autres.
La nourriture que l’on donne aux affamés du Tiers-monde est
achetée à un fournisseur occidental. L’effet en est ravageur
pour les économies locales essentiellement agricoles. Les
Européens semblent l’avoir découvert autour de 1996, année
où ils y ont renoncé.
À l’occasion du Jubilé de l’An
2000, l’excellent Pape Jean-Paul II avait avancé une idée
aussi généreuse que contre-productive : la suppression de la
Dette (1).
Bien évidemment l’idée d’une
annulation de la Dette est, économiquement et juridiquement,
aussi absurde, infondée et indéfendable, que l’Aide
alimentaire permanente ou que l’objectif arbitraire d’un
reversement de 0,39 %, se substituant au chiffre de 0,7 % d’il
y a 30 ans.
Quant aux propositions du type "Taxe Tobin", -
propositions de "taxation" pure et simple, en vue de
redistribuer au Tiers-monde une partie des richesses produites
par le monde industriel, solutions dont M. Chirac prétend à la
fois qu’elles sont inapplicables et qu’il se propose
cependant de les faire aboutir, - on doit hélas les recadrer
dans le contexte de l’actuelle démagogie dominante. (2)
Avec ce discours on comprend la
démarche française officielle auprès du Tiers-monde. Elle se
trouve relayée par une culpabilisation nécessaire de la
France.
Pas de taxation sans
culpabilisation, c’est la règle d’or.
Hélas, une autre règle doit
être rappelée, c’est qu’il n’y a pas, dans le monde
réel, de redistribution innocente.
M. Jospin s’est ridiculisé à
l’échelle de la France en proposant ce qu’il appelle une
couverture logement universelle.
Son adversaire fait mieux. Il se
ridiculise à l’échelle du monde. Hélas, il ridiculise aussi
le pays qu’il est supposé représenter.
Jacques Fousseret
(1) Au
moins l’application de ce slogan pontifical aurait un
avantage. Il pourrait dissuader de consentir tout nouveau
prêt. De la sorte, probablement aussi par conséquent, on
aboutirait à la mise en œuvre d’une politique basée sur
des investissements directs privés. Mais ceux-ci iraient au
profit des seuls pays ayant défini un ordre juridique
respectant les libertés, les propriétés et les contrats -
aussi bien ceux de leurs nationaux que des Étrangers. C’est
sans doute ce qui fera dire une fois de plus que le Diable
porte Pierre…
(2) Il n’est
pas inutile de prendre ainsi connaissance du message
que les chiraquiens diffusent en ce
moment en direction des électeurs qu’ils osent appeler
"beurs".
Voilà le message principal que l’on
peut trouver sur le site (21 mars 2002)
http://www.lesbeursavecchirac.com
Pourquoi voter Jacques Chirac
Jacques CHIRAC incarne le courage de dire les choses clairement
et la conviction d’agir.
Jacques CHIRAC est un homme d’ouverture et de dialogue qui n’a
pas peur d’aller au contact des autres, notamment dans les
cités.
Jacques CHIRAC prône un discours de la responsabilité contre
celui du misérabilisme et de l’assistanat qui a détruit le
lien social dans les quartiers et ruiné l’avenir de milliers
de jeunes issus de l’immigration.
Jacques CHIRAC, contrairement à son prédécesseur à l’Élysée,
n’a jamais instrumentalisé les Beurs sur le plan politique.
Jacques CHIRAC est un véritable amoureux de la culture
Arabo-Musulmane.
Jacques CHIRAC est l’ami du monde arabe.
Jacques CHIRAC a toujours soutenu les pays du Maghreb.
Jacques CHIRAC est celui qui a reconnu les harkis et leur action
en faveur de la France.
Jacques CHIRAC est un homme qui n’a jamais fait de concession
à Jean Marie LE PEN ou au Front National.
Il a toujours fait en sorte que les Beurs trouvent une place
importante dans la vie politique.
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