: quand les entreprises ont du travail, elles embauchent !
sinon, elles licencient… c’est simple mais peu de Français comprennent ce genre d’évidences... Ce n’est pas avec des CNE et des CPE que l’on crée des
emplois !
La croissance du PIB dépend elle même des gains de productivité qui sont historiquement de 2,5 % par an globalement dans les entreprises, et de
l’augmentation de la population. Comme le rappelait souvent Alan Greenspan, le problème le plus important pour les Etats-Unis est de maintenir à l’avenir des
gains de productivité aussi élevés que par le passé pour que le niveau de vie des Américains continue à augmenter. Pour cela, le système éducatif joue le rôle
principal : les universités doivent former des jeunes aux techniques nouvelles qui sont les plus performantes.
Bill Gates, Steve Jobs, Michael Dell, et beaucoup d’autres n’ont jamais fait grève, ni occupé ni bloqué les locaux de leur université pour demander des
crédits et des créations de postes de chercheurs avec le statut de fonctionnaires ! Les universités américaines sont les meilleures du monde. Elles attirent
les étudiants du monde entier.
Quand on est le cancre de la classe mondiale comme le sont les universités françaises, on copie bêtement mais efficacement les meilleurs : il faut d’abord
et avant tout réformer les lois régissant l’enseignement supérieur en créant des universités qui fonctionnent comme des entreprises qui vendent des services à
des clients. Les étudiants pourront alors choisir leur université en fonction de leurs compétences et de leur volonté. Les étudiants dont les parents ne
peuvent pas financer leurs études peuvent bénéficier de bourses privées ou publiques ou de pré-embauches dans des emplois publics. De tels dispositifs
existaient en France avec les Ecoles Normales et les IPES pour former des instituteurs et des professeurs. Ils ont parfaitement bien fonctionné (Georges
Pompidou en a été un exemple connu). La Suisse a maintenu un tel système qui est performant et juste.
Dans la situation actuelle, les étudiants qui se trouvent dans la plupart des établissements d’enseignement supérieur en France en sortent avec un niveau
de qualification insuffisant car les universités sont les derniers vestiges de l’ère soviétique où prolifèrent tous les spécimens de la gauche plurielle dont
l’incompétence est le principal point commun… Ces étudiants sont déjà dans le monde du passé. A l’opposé, un million de jeunes Français compétents et
qualifiés ont quitté la France pour vivre leur avenir dans un pays ouvert.
Les Français ont eu tort d’abandonner les universités au peuple de gauche après 68 car elles sont ailleurs dans le monde au centre du développement
des techniques nouvelles : elles génèrent des étudiants dont certains développeront les produits de l’avenir (informatique, pharmacie, etc) et des professeurs
qui formeront à leur tour des étudiants. La Vieille Europe avait une avance et une suprématie considérable en matière universitaire sur le
Nouveau Monde. Les universités françaises sont maintenant complètement hors course, à quelques rares exceptions près…
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Une grève d’étudiants est un non-sens en ce XXI° siècle, mais la manifestation de leur révolte face au CPE est légitime. Un président de la République qui
promulgue une loi en annonçant qu’il ne faut pas l’appliquer est un non-sens juridique. Les étudiants du monde entier vont-ils se précipiter en France pour
suivre des cours de droit français parce qu’il serait supérieur au droit anglo-saxon ? Non ! Il faut accélérer la déliquescence des universités françaises et
donner la possibilité juridique de créer de nouvelles universités, libres et en concurrence. L’avenir de la croissance en France en dépend, ainsi que les
futurs emplois et notre niveau de vie.
JPC