LES USA ET LES DROITS DE SUCCESSION

On se souvient des sarcasmes de la presse officielle sur Reagan. Pas possible de lire un article sur lui sans que le journaliste rappelle que c'était un acteur de série " B ". Heureusement qu'il n'était pas de série " A ". Il ne serait sans doute pas devenu président des USA et non seulement les USA mais le monde entier auraient beaucoup perdu.

La même opération recommence pour Bush que l'on présente régulièrement comme un benêt. Or pour un benêt il va très vite et très fort.

Il veut abolir progressivement les droits de succession qu'il qualifie à juste titre d'impôt sur la mort. Ces droits frappent environ 48 000 américains par an et peuvent aller jusqu'à prélever 55 % d'une succession.

La presse française est évidemment terrorisée car si Bush supprimait réellement les droits de succession, l'exemple pourrait faire tâche d'huile. Or ces droits jouent un rôle important dans le système d'exploitation et d'enrichissement personnel mis en place au profit des Hommes de l'Etat et aussi par ricochet de la classe journalistique. En effet ces droits concourent à due concurrence à l'énormité des prélèvements étatiques ce qui permet de prélever ici ou là des sommes fabuleuses pour soi-même et les camarades.

La presse nous a donc cité complaisamment des milliardaires américains qui refusent cette abolition. Elle se garde de dire que ce sont des multimilliardaires qui, de toute façon, même avec droits laisseront à leurs descendants des sommes parfaitement gigantesques. Elle ne précise pas non plus qu'un système de fondation existe qui permet aux descendants d'utiliser l'argent comme ils veulent après le décès du créateur de la fortune. Il y a ainsi des groupes financiers qui n'existent plus en tant que groupe financier mais existent toujours par le canal des fondations, que les descendants gèrent en toute indépendance.

Pour mémoire, les droits de succession rapportent en France 40 milliards par an. Voici leurs résultats les plus visibles.

Contribution importante à la ruine et à la destruction des familles et à une foule de problèmes en découlant.

Les personnes très riches y échappent totalement par divers moyens. Seules les moyennement riches et les très peu riches paient. Comme toutes les mesures socialistes les droits se retournent contre leurs buts prétendus : ils créent l'inégalité. Des pauvres sont tombés dans les diverses trappes de pauvreté à cause de la ruine des familles.

Injustice inévitable. Le mécanisme est tel que parfois on paie sur un capital qui n'existe pas ou plus. Ce n'est pas le seul cas d'impôt sur les songes.

Une Pme par jour se vend à l'étranger à cause des droits de succession. L'étranger achète pour neutraliser un concurrent. Il dépèce rapidement, ferme les usines, jette le personnel au chômage et garde la clientèle.

Fuite des cerveaux. Les jeunes créateurs sont très au courant. Avec d'autres raisons cela les pousse à s'installer ailleurs.

La fuite des capitaux s'alimente largement à cette arnaque. Beaucoup de grosses fortunes vont à l'étranger pour échapper au matraquage conjoint des droits de succession et de l'ISF. Autre cause de chômage.

Si un pouvoir libérateur arrivait en France, les droits de succession seraient l'un des premiers impôts qu'il supprimerait. Je pense que ce pouvoir libérateur peut et même doit arriver plus tôt qu'on ne l'imagine.

En attendant prions pour que Bush persévère et réussisse.

Michel de Poncins

 

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