Chers amis,
Vous n'ignorez pas notre projet de clinique sur Internet.

Je souhaiterais faire pour vous le point de quelques mois de travaux, contacts et réflexions, afin que vous compreniez bien l'enjeu de ce que nous sommes en train de réaliser.

Je suis intimement convaincu qu'Internet, et donc la libéralisation de l'information médicale, va réaliser une révolution dans vos pratiques et dans le contact " praticien-malade ".

Pour bien comprendre l'ampleur de cette révolution, j'ai souhaité prendre le modèle américain, même s'ils ont 4 à 5 ans d'avance sur nous et que seulement 4 millions de français sont en ligne au moins une fois par jour aujourd'hui.

Une grande étude internationale a écrit, sur la e-santé aux USA, qu'il s'agissait d'une reprise du pouvoir par les malades.

 C'est en partie vrai, même si des résistances apparaissent.

La e-santé aux USA :

L'Industrie de la e-santé, car on parle bien d'e-santé, se compose de 3 secteurs :

  • - le développement du contenu, des services et des portails santé ;

  • - l'e-commerce : pharmacie, assurances, livres, matériels médicaux, etc..

  • - la connectivité, c'est à dire la mise en relation des partenaires.

43% des internautes se servent régulièrement d'Internet pour trouver des réponses à des questions de santé.

En 1998, 60 millions d'Américains ont cherché de l'information santé en ligne.

On voit donc l'explosion des services en ligne, les patients venant chercher une information personnalisée et, très curieusement, de la chaleur humaine.

On pourrait penser que l'ordinateur est froid et dépersonnalisé.

C'est en fait, grâce aux contacts faciles et à la gratuité, l'inverse qui se produit. 70% des chercheurs d'informations médicales estiment qu'Internet leur permet de réaliser des choix meilleurs dans leur vie.

Un malade trouve, grâce à Internet, son identique, atteint de la même pathologie et avec lequel il peut converser. 

Le patient trouve des structures de soins qui répondent à ses interrogations, des bases de données sur telle ou telle maladie, etc..

4 services se sont développés très rapidement sur Internet :

  • - le dossier médical virtualisé ;

  • - la consultation virtuelle ;

  • - la popularisation des essais cliniques ;

  • - l'essor des communautés de patients.

La consultation virtuelle a dû son succès à la frustration des malades en matière d'information.

La durée de la consultation chez le médecin est d'en moyenne 10 minutes.

Le patient consommateur de la santé demande toujours plus de services.

Le professionnel ne répond pas toujours aux attentes du patient.

 

LES PORTAILS SANTÉ LEADERS
Les sites les plus populaires
Source Media Metrix Mai 1999
URL Visiteurs uniques
pour le mois de Mai 1999
AOL Health Channel
DrKoop
Drugstore.com

Thrive Online
Intelihealth.com
Mayo Health Oasis
Mediconsult.com sites
OnHealth
HealthShop.com
AMA-ASSN.ORG
www.aol.com
www.drkoop.com

www.drugstore.com
pharmacie online
www.thriveonline.com
www.intelihealth.com
www.mayohealth.org
www.mediconsult.com
www.onhealth.com
www.healthshop.com
www.ama-assn.org
2 532 000
1 445 000
910 000

778 000
686 000
650 000
646 000
618 000
501 000
339 000

 

Rappelons qu'un médecin devrait lire 19 articles par jour, 365 jours par an, pour être au fait des nouvelles données médicales et que le savoir médical scientifique double tous les 7 ans.

Il est périssable.

Aux USA, le monopole de l'information médicale a été sérieusement ébranlé par Internet.

Medline, qui est la principale base de données et qui contient 9,2 millions d'articles, a vu son nombre de requêtes passées de 7 millions en 1997 à 120 millions en 1998.

La demande est exponentielle et non linéaire.
60 millions d'Américains ont cherché une information en ligne en 1998.

En arrachant le monopole de l'information au corps médical, le consommateur de soins devient un gestionnaire de son capital santé.

En juillet 1998, voici ce qui était le pourcentage de l'ensemble des internautes santé, l'information recherchée :

  • 52% pour une maladie

  • 36% pour un régime et nutrition,

  • 33% pour des problèmes de pharmacopée

  • 32% pour des nouvelles sur la santé

  • 31% pour une pathologie de la femme

  • 29% sur la forme physique,

  • 18% sur le cancer,

  • 15% sur la santé des enfants,

  • 14% sur la pathologie cardiaque

  • 11% sur l'assurance

La consultation virtuelle va du stade de la documentation simple ou bibliographique, en passant par le diagnostic, pour finir à la prescription délivrée par une pharmacie virtuelle.

Quelques chiffres :

Americas Doctor, le leader, emploie 42 médecins, produit 5.000 visites par jour et a traité 2 millions de visiteurs en 1999.

Les conversations en " chat ", une salle d'attente virtuelle , n'ont pas de limite.

Le patient est informé par un compteur du nombre de patients le précédant.

Le temps d'attente est de moins de 10 minutes en général.

La consultation, dans ces call centers, dure environ 10 à 20 minutes.

Cyberdocs.com facture la visite 50 à 75 $, au lieu de 88 $ pour la visite réelle.

N'importe qui peut prendre un rendez-vous virtuel auprès d'un médecin et échanger de l'information ou en audio vidéo conférence.

De ces cabinets virtuels, nos amis américains sont arrivés rapidement à la gestion du dossier médical virtualisé.

Le patient met de lui même ou en relation avec son médecin, son dossier médical sur un site sécurisé.

Une gamme de services se sont développés comme les alertes médicales personnalisées, des conseils médicaux, de l'information, etc..

Les patients s'intéressent de plus en plus à ces services sécurisés car on ne leur propose pas simplement d'héberger leur dossier.

Ainsi, le dossier médical passe sous le contrôle du patient et s'ouvre plus largement à l'ensemble du corps médical : médecins, hôpitaux et laboratoires.

La stratégie de ces sites, comme PersonalMD.com ou AboutMyHealth.net, est évidente.

Ils capturent les patients en espérant devenir les " infomédiaires " incontournables de demain auprès des hôpitaux, des médecins, des marchands, etc.. .

L'information circule, vit, c'est un fait.

La virtualisation du dossier médical semble promise à un bel avenir aux USA.

C'est la réponse vivante à la morne carte SESAM VITALE, système lourd et sans valeur ajoutée.

Le système à puces a t -il encore un avenir ?

On peut très sérieusement en douter, ainsi d'ailleurs que le système RSS de CEGETEL.

 

Un développement assez curieux est celui de la popularisation des essais cliniques.

Avant, seul le médecin avait le pouvoir de décider si un patient pouvait postuler à tel ou tel programme.

Aujourd'hui, le patient contourne directement le médecin et s'adresse aux programmes existants.

Les médecins se plaignaient encore récemment que seuls 2 à 3 % des cancéreux soient enrôlés dans des tests cliniques, alors que de tels essais étaient susceptibles de leur offrir les médicaments et traitements plus efficaces.

Les patients atteints de maladie graves ou incurables n'ont en effet qu'un désir : tenter de trouver la thérapie qui les soulagera ou les sauvera. 

America's doctor a un partenariat avec une centre d'essais cliniques, la référence en matière d'essais thérapeutiques, à la grande joie à la fois des laboratoires médicaux et des patients.

Les consommateurs de soins se sont regroupés en associations actives , 850 groupes, représentant aujourd'hui un peu plus de 2,5 millions de personnes.

Ces associations de patients atteints de pathologie identique ont créé une véritable chaîne humaine, avec tout le côté chaleureux et d'entraide spontanée.

Une meilleure compréhension de la pathologie a permis déjà de réaliser des économies substantielles.

Ces communautés sont nées également dans les entreprises, à travers les HMO.

Rappelons qu'aux USA 75% des visites chez le médecin pourraient être évitées, de même que 20 à 49% des médicaments et que le délai d'attente d'un rendez-vous chez le spécialiste varie entre 2 et 48 jours.

L'information par les communautés permet de diminuer les coûts de la santé et de rassurer le patient.

De ces 4 services sont nés une notion presque spontanée qui est le e-gatekeeper.

Il s'agit d'une sorte de gare de triage , super professionnel référent qui, par le Conseil Médical personnalisé et argumenté, aide le patient à connaître ses besoins et le guide dans le monde de la Santé, vers l'hôpital, le laboratoire, le para médical, le médecin spécialiste, le médecin généraliste, le pharmacien, etc..

Le e-gatekeeper est un RÉSEAU DE SOINS VIRTUEL au sein duquel le patient dispose d'un " navigateur " : Le Conseiller Médical.

70 % des personnes ayant l'habitude de chercher une information en ligne vont d'abord s'informer sur Internet avant de consulter leur médecin.

Gare au professionnel qui n'est pas la hauteur !

Maintenant qui paye ses structures ?

Les premiers à avoir financé la e-santé, qui correspond aujourd'hui à 1 trilliard de dollars dans l'économie américaine, sont les laboratoires pharmaceutiques .

Le poids de la pharmacie sera de 265 millions de dollars en 2002, uniquement en publicité .

Puis les capital risques , les leaders en informatiques, IBM, etc., la Net compagnie, AOL, Yahoo, l'industrie des médias comme CBS et la FOX et, presque en dernier, les assureurs qui avaient pourtant tout à gagner.

Le retard de ces derniers est assez curieux.

Quelle conclusion peut-on tirer de l'évolution de la e-santé aux USA ?

Le médecin est en quelque sorte " désintermédié " par Internet, le patient reprenant le pouvoir de son capital santé.

Et surtout la création de ce nouveau concept qu'est la e-gatekeeper.

La France actuellement , de l'avis de toutes les structures spécialisées, manque totalement d'imagination.

Les sites proposés sont complètement statiques, refermés sur eux-mêmes.

Aucun échange, aucun flux, comme si le Français, si imaginatif, était paralysé par son administration et sa rigidité technocratique et juridique.

Croire pourtant que la vague d'Internet ne finira pas par toucher l'hexagone est une grave erreur.

Nous nous proposons de créer le premier e-gatekeeper francophone.

C'est notre objectif.

Nous voulons donner la parole à la base et non à des énarques ou à des institutionnels, en créant un véritable service à la fois au professionnel et au malade.

Pas de structure partant du haut, voulue par tel ou tel syndicat ayant reçu une légitimité dans les couloirs du pouvoir, ou par tel ou tel organisme para public financé avec l'argent du contribuable, mais une structure partant du bas, du consommateur de soins.

Cette approche économique est notre philosophie.

Nous vous offrons de devenir partenaire de ce projet ambitieux, à vous ou à vos amis, car nous souhaitons inviter tous les partenaires de la santé à nous rejoindre.

Si vous êtes intéressé,

Venez à la réunion qui aura lieu
le jeudi 22 juin 2000,
à 20 h 30,
au Novotel, Porte de Bagnolet
1, Avenue de la République
93000 Bagnolet
Tel. 01.49.93.63.00

ou prenez contact très rapidement avec nous, et avant le 15 juillet 2000, date butoir de la première levée d'actionnariat.

Jean Marie Clerget Gurnaud,
 Clinique de la Forêt,
 19 Bld de la Forêt, 
44500, La Baule
  Clergetgjm@aol.com

Frédéric Nadal,
 Centre Médical Acqua Viva , 
78 Bd Longchamp, 
13001 Marseille, 
Fax 04 91 50 21
  nfliberte@aol.com

Patrice Planté,
 BP 194 , 
21205 Beaune Cedex
 Fax 03 80 26 04 62,
SOS.Action.Sante@wanandoo.fr

NB : Prenez contact de préférence par email.

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