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SOS ACTION SANTÉ
KINÉ
Étatisation des Kinés
Vous avez reçu le texte de l’avenant
conventionnel signé le 10 avril dernier par les syndicats dits
représentatifs, et paru au Journal Officiel le 19 juin 2003.
Vous avez pu constater les quelques
centimes d’euros d’augmentation de l’indemnité de déplacement et
la consolidation du carcan administratif, tant au regard des caisses que
des médecins prescripteurs. Les quota ne sont pas supprimés mais
« suspendus » pour l’année 2002, l’augmentation des
honoraires est bloquée (avenant du 5 octobre 2000 ), un grand pas en
avant a été fait dans les obligations : surveillance de notre
pratique, obligation de réaliser des bilans diagnostiques écrits
engageant notre responsabilité et des fiches de synthèse (3), mise en
place d’un contrat individuel encore facultatif qui rapportera au
contractant 600 € par an : après les médecins payés pour
prescrire des génériques et entrer dans les réseaux de soins, c’est
au tour des kinés d’entrer dans la ronde de l’étatisation d’une
profession libérale conventionnelle sinistrée.
Les syndicats dictant la conduite à
prendre restent représentatifs d’une majorité de professionnels qui ne
veulent pas que cela change, qui ont besoin de la convention et de ses
contraintes liberticides, et qui soutiennent les syndicats qui signent sur
des promesses. Aucun n’ose négocier ce que nous attendons tous :
le respect de la libéralité , la diminution de la pression des charges
sociales , la création d’un secteur de liberté tarifaire pour freiner
l’asphyxie des cabinets libéraux pratiquant les tarifs conventionnels,
la suppression du tarif d’autorité qui instaure une discrimination
entre les patients, discrimination contraire à la réglementation
européenne.
Nous souhaitons rester des professionnels
libéraux : être libéral c’est s’exposer à la
concurrence et travailler à améliorer la qualité de ses actes, c’est
une obligation déontologique qui n’a pas à être édictée ni
contrôlée par les caisses mais réglementée par un ordre professionnel
toujours absent au rendez-vous. Être libéral c’est favoriser la
responsabilisation individuelle, la libre concurrence, c’est aussi
donner aux patients et à nous-mêmes les moyens de prendre en charge
notre assurance maladie et notre retraite. Les syndicats nous demandent d’être
des gestionnaires au service des caisses, obtiennent des aides
financières en échange d’un système conventionnel qui utilise les
professionnels de santé comme des «variables budgétaires».
SOS Action Santé Europe s’est
résolument engagé depuis 1995 sur la voie du respect et de la défense
de nos libertés. Beaucoup d’entre vous restent fidèlement attachés à
nos actions, d’autres n’ont pas encore rejoint nos rangs. Il est temps
d’affirmer votre choix : voguer sur le bateau de l’opportunisme
au gré des décisions de la FFMKR et du SNMKR, ou entendre l’appel du
grand large et soutenir SOS ACTION SANTE EUROPE pour défendre vos
intérêts et ceux de la génération à venir dans le cadre de votre
exercice libéral.
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