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SOS ACTION SANTÉ
KINÉ
Editorial 1er trimestre 2003
Depuis 1995 nous vous informons sur des
vérités qui dérangent et qui n’ont pas été prises en compte par les
syndicats dits représentatifs censés défendre notre liberté d’exercice
et notre avenir professionnel.
Nous sommes en période de vide
conventionnel : pour nous, rien ne change, les patients continuent à
être remboursés, seules les CSPD ne fonctionnent plus.
Pour certains ce vide conventionnel prend
la forme d’un goufre : les masseurs kinésithérapeutes sont habitués
à être conventionnés. Le système conventionnel qui est devenu un
système d’assistanat les oblige à faire confiance à des organisations
syndicales qui leur permettent de faire entrer 3 sous dans leur poche pour
en gagner 1 et en sortir 2.
Le système conventionnel devait permettre
de soigner des malades, devait donner la sécurité du travail à n’importe
quel prix, y compris celui de leur liberté.
Depuis la réforme de la Nomenclature
Générale des Actes Professionnels, les kinés travaillent pour un acte
moyen d’environ 16,32 €, sont obligés de faire les traitements
choisis par les caisses, de recevoir des honoraires fixés par les
caisses, pour un nombre d’actes fixés par les caisses.
Afin de renforcer cette dépendance, au
système conventionnel va venir s’ajouter un Accord Cadre Inter
Professionnel (ACIP) prévu par la loi du 6 mars 2002 portant rénovation
des rapports entre les professions de santé libérales et les organismes
d’assurance maladie.
Où est le libéralisme dans un tel
système ? où est notre liberté si chèrement payée par chaque heure de
travail ?
Aujourd’hui
«on ne fera pas l ’économie
d’une réforme chirurgicale de la santé» et plus que jamais nous
savons «ce que nous voulons, ce que nous ne voulons pas et ce que
nous n’accepterons jamais».
Si vous partagez nos idées, venez nous rejoindre au
sein de SOS Action Santé Europe, le seul syndicat qui se bat pour les
libertés (bulletin d’adhésion).
CE QUE NOUS VOULONS
- La suppression du tarif d’autorité
- La liberté d’être conventionné ou pas
sans discrimination de remboursement pour les assurés sociaux.
- Le conventionnement par adhésion
individuelle du praticien.
- La suppression des quota.
- La transcription du droit européen dans le
droit français en matière d’assurance maladie et de retraite.
- Le libre choix de son assurance maladie.
- La télétransmission par les malades
eux-mêmes.
CE QUE NOUS NE VOULONS PAS
- La diminution de l’offre de soins.
- L’augmentation des cotisations sociales.
- L’obligation d’adhérer à la
Sécurité Sociale en tant que prestataire unique d’assurance maladie.
- La perte du secret professionnel y compris
vis-à-vis du fisc.
- La création d’une médecine étatique.
CE QUE NOUS N’ACCEPTERONS
JAMAIS
- Les atteintes à la liberté.
- La discrimination de la Sécurité Sociale
entre les praticiens conventionnés et non conventionnés par le maintien
du tarif d’autorité qui pénalise aussi les assurés sociaux.
- La transformation du professionnel libéral
en fonctionnaire par la contrainte de l’Etat ou des caisses.
- L’ingérence de l’Etat dans les
pratiques médicales.
Editorial Novembre 2002
C’est l’automne, les feuilles volent, les mortes qui
s’amoncellent pour faire un tapis doré sous nos pieds, et les pâles
qui arrivent sous enveloppe avec des chiffres tout noirs nous appelant à
nos devoirs de contribuables français : nous payons des impôts, nous
payons des cotisations sociales, nous payons une taxe pour travailler,
nous payons des taxes pour habiter un logement.
Heureusement, l’augmentation des cotisations n’est
pas à l’ordre du jour : notre ministre de tutelle, M. Jean François
Mattéi l’a affirmé au cours de ses « cent minutes pour convaincre »
: « avant d’augmenter le loyer, il faut refaire l’appartement
» a t’il dit.
Notre nouveau ministre, professeur, philosophe,
chercheur en bioéthique, jouit d’un préjugé favorable auprès des
professionnels de santé . Prêt à faire confiance à des professionnels
qu’il connaît bien, il précise que la réforme du système de santé
ne peut se faire sans eux : j’oserais poser la question : « sans
lesquels ? »
En effet, les syndicats dits représentatifs restent les
interlocuteurs officiels du nouveau gouvernement, seraient-ils prêts à
participer à la mise en place d’ une kinésithérapie libérale en
commençant par demander la suppression des quota, la suppression du tarif
d’autorité et l’indispensable baisse des charges sociales ?
Pour nous masseurs kinésithérapeutes, « refaire l’appartement
» c’est déjà redonner sa vraie place au système libéral par des
propositions innovantes basées sur le respect de l’indépendance du
système de santé, des praticiens et des patients qui peuvent aussi être
des assurés responsables.
En attendant et pour sauver ce qui peut encore l’être,
nous vous proposons des solutions pour « réduire vos charges et
optimiser vos revenus » : notre avenir peut passer par la création d’une
S.E.L., Société d’Exercice Libéral.
Une jeune association, l’ANSEL (Association Nationale
des Sociétés d’Exercice Libéral) met à notre disposition ses
compétences pour nous aider à transformer notre cabinet libéral en
petite entreprise libérale, nous donnant les moyens de mieux contrôler
notre fiscalité et nos charges sociales. Née de la volonté de quelques
professionnels de santé libéraux en août 2001, l’ANSEL fête son
premier anniversaire et organise le premier congrès des Sociétés d’Exercice
Libéral le samedi 16 novembre 2002 à PARIS.
Pour plus d’informations sur le congrès et sur tous
les services que nous offre l’ANSEL, consultez sans tarder le tout
nouveau site internet de l’ANSEL : www.unité-liberale.com
Editorial Octobre 2002
L’UMKL (Union des Masseurs Kinésithérapeutes
Libéraux) a rallié le syndicat SOS ACTION SANTE EUROPE : après avoir
œuvré en partenariat depuis 1996 avec SOS, notamment lors des élections
CARPIMKO de 1998, et pour informer la profession sur le vrai problème des
retraites, l’UMKL par la volonté de ses adhérents a choisi de
rejoindre des professionnels de santé libéraux unis dans le respect de
leurs différences catégorielles.
Que nous soyons masseur kinésithérapeute, médecin,
chirurgien dentiste, vétérinaire, infirmier(e), podologue,
orthophoniste, orthoptiste, nous partageons des idées communes : la
responsabilité individuelle, la libre concurrence, le respect du libre
choix du praticien par le malade, le refus d’une médecine étatique au
rabais, le refus des conventions iniques qui depuis 20 ans « ont fait
descendre nos professions du haut de l’échelle des services au dernier
rang, sans rien en échange et sans que cela soit suffisant pour
résoudre les vrais problèmes », le refus du financement public,
véritable piège pour les professionnels de santé, le refus de laisser
à l’Etat et aux institutionnels le monopole de notre assurance maladie
et de notre retraite dans l’Europe communautaire.
Faire ce choix, c’est assurer la pérennité de notre
action au niveau national auprès des kinésithérapeutes. C’est
favoriser un élargissement géographique et financier en renforçant la
spécificité de notre combat : la couverture et la défense juridique et
contentieuse, l’information et l’action au niveau de la CARPIMKO
(régimes complémentaires illégaux, futures élections), la mise en
place d’outils de gestion favorisant la protection du fruit de notre
travail par la création de SEL (Sociétés d’Exercice Libéral) , la
participation à un mouvement national qui œuvre pour la réforme de l’ensemble
des professions libérales.
Le changement, c’est ce que nous attendons de ce
nouveau gouvernement qui a promis de réformer. Depuis des années des
textes sont signés par les syndicats qui nous représentent, ces textes
nous devons les appliquer, et plus nous les appliquons, plus le cadre
libéral de notre exercice professionnel se rétrécit.
Pourtant ce n’est pas parce que les syndicalistes vont
courir d’un bureau à l’autre pour obtenir de l’argent pour leur
boutique et quelques cents pour les « kinés d’en bas » que notre
situation va évoluer et que la base va se sentir concernée.
Que faut-il pour favoriser cette évolution ? informer l’ensemble
des masseurs kinésithérapeutes, exposer clairement les enjeux et les
moyens d’action mis en place. Actuellement les informations distillées
par la presse syndicale représentative sont destinées à orienter les
moins lucides d’entre nous vers une soumission aux décisions prises :
la liberté n’existe plus avec des syndicats qui ont négocié notre
salariat déguisé à travers la télétransmission et les accords signés
et en cours.
Soutenir SOS SANTE KINE c’est participer à une action
d’information de protection et de défense de notre exercice libéral :
toute la profession doit s’engager pour l’avenir de notre métier.
Annick Ronné Le Verre.
Masseur kinésithérapeute 75015 Paris
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