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ÉDITORIAL
Paris, le mercredi 5 janvier 2005
Cher(e) collègue parisien(ne),
Vous avez peut-être reçu une lettre de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie de Paris vous intimant l’ordre de ne plus appliquer de dépassement d’honoraires sur
les actes conventionnels.
Suite à cette chasse aux dépassements, nos syndicats représentatifs ont organisé 2 réunions à Paris, les 16 et 18 novembre derniers, dans un œcuménisme de
circonstance appelant à une syndicalisation massive. Ce même 18 novembre une délégation des dits syndicats était reçue par le nouveau Directeur de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie, M.
Frédéric Van Roekeghen : un moratoire a pu être annoncé, annulant toutes les procédures en cours diligentées par les Caisses Primaires, notamment celle de Paris.
Le vent du boulet est passé si près qu’il ne doit pas nous faire oublier l’enjeu : le droit au dépassement d’honoraires est inscrit dans la Convention Nationale
(article 16 §2) mais ce dépassement doit rester « exceptionnel ». Il ne peut se faire que pour une « exigence particulière du malade ».
A Paris, les patients ont pratiquement tous des exigences d’ horaire : la maman qui veut se soigner pendant que ses enfants sont à l’école ou à la crèche, le cadre
supérieur qui veut un rendez-vous après 20 H, l’étudiant ou le lycéen soumis aux horaires des cours, les personnes âgées attachées aux horaires du programme de la télévision, les patients qui
traversent Paris pour venir dans « tel » cabinet, voir « tel » praticien, ceux qui exigent un rendez-vous chaque semaine à la même heure, toutes ces exigences à Paris nous les vivons au
quotidien : que devient l’exception ?
De plus, contrairement aux médecins et aux infirmières, un masseur kinésithérapeute libéral ne peut travailler en dehors de la notion de rendez-vous en raison du
temps passé et de la complexité des actes. Dès qu’un patient demande un rendez-vous à une heure précise, il y a possibilité de dépassement.
Pourtant le droit au dépassement qui ne serait plus « exceptionnel » deviendrait indéfendable devant le Tribunal Administratif si la CPAM reprenait la procédure :
en effet, la Convention Nationale est un accord signé entre les professionnels concernés et les Caisses qui dans ce cas, considèreraient ces dépassements répétés comme des indus. Cette procédure
n’étant pas suspensive, les praticiens concernés seraient condamnés, qui plus est, rétroactivement !
Pourtant le droit au dépassement est aussi un accord conclu entre le patient et le masseur kinésithérapeute dans le respect du « tact et de la mesure » (article
16 §2) évalués en 1995 par la DGCCRF (Direction Générale de la Consommation et de la Concurrence et Répression des Fraudes) jusqu’à 3 fois le tarif conventionnel.
Les Parisiens connaissent nos difficultés et l’étendue de nos horaires d’ouverture, aussi acceptent-ils volontiers une majoration d’honoraires. Si nous ouvrons nos
cabinets 70 H/semaine, c’est pour rendre service à nos patients (ne serait-ce que pour les bronchiolites), mais pas à n’importe quel prix.
Enfin si nous appliquons des dépassements d’honoraires c’est que nous sommes obligés de le faire pour préserver la viabilité de nos cabinets : prix du m2 3
à 4 fois supérieur à celui de la province, prix des charges supérieurs à ceux pratiqués en province, sans compter les frais de parking et de procès verbaux pour nos collègues effectuant des
soins à domicile qui prennent en moyenne 3 fois le temps d’un rendez-vous au cabinet.
Aujourd’hui, le dépassement d’honoraires est la garantie de la qualité de nos soins et la préservation de notre niveau de vie : pourquoi ? Parce qu’hier nos
syndicats-qui-signent-tout ont accepté un AMK à 2,04 € et que cette valeur est bloquée jusqu’en 2006 !
Obligeons les à dénoncer la convention, et organisons à Paris un déconventionnement collectif de tous les masseurs kinésithérapeutes libéraux.
La CPAM de Paris a besoin des kinés libéraux, c’est à nous professionnels de montrer notre force et notre détermination à défendre notre exercice libéral. Le
déconventionnement collectif ne change rien pour les patients : ils sont remboursés au tarif conventionnel, mais cela change tout pour la Caisse Primaire de Paris : ce serait pour elle un
constat d’échec au conventionnement.
Pour organiser notre réponse libérale et défendre ainsi l’ensemble des praticiens libéraux parisiens, nous avons besoin de vous : répondez-nous en renvoyant le
coupon ci-après à :
SOS Action Santé Europe, 15 rue Bouchut 75015 Paris.
Pour ne plus être floués par des mauvais accords conventionnels, soutenez cette action, la Caisse Primaire de Paris a besoin de nous, montrons lui enfin que nous
ne deviendrons pas ses nouveaux fonctionnaires !
Bien confraternellement.
Annick Ronné Le Verre
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les Éditoriaux Précédents
ARTICLES
La réforme
des retraites a été votée
et n’apporte pas ce que nous attendions de ce gouvernement : pour mémoire
nous rappelons le programme de sauvetage de la CARPIMKO que nous
proposions à vos suffrages dès 1998...
Une journée
à Chemillé
Le 21 juin dernier, j’ai découvert
une ville verte, Chemillé, proche de la vallée de la Loire, classée
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de production avec plus de 100 plantes...
L’avenant conventionnel du
10 Avril 2003
L'avenant à la convention nationale destinée à organiser
les rapports entre les masseurs kinésithérapeutes et les caisses nationales
d'assurance maladie signé le 10 avril dernier et publié au Journal Officiel 19
juin suivant est applicable depuis le 20 juin à Paris et région parisienne,
et le 21 juin en province et dans les DOM TOM...
On ne
fera pas l’économie d’une réforme chirurgicale de l’assurance
maladie
Tout au long de
notre histoire, nous pouvons observer une lutte permanente entre deux
types opposés d’organisation sociale...
Bulletin
d’adhésion
La cotisation syndicale et
l’abonnement au bimensuel “le Courrier de la Liberté” sont
indissociables. Mais
pour des raisons fiscales, vous devez IMPÉRATIVEMENT REMPLIR et SIGNER
les Bulletins n° 1 et 2...
Sanctions encourues en
cas de dépassement des quota
L'article 20 de la Convention intitulée
"sanctions encourues" définit les sanctions applicables lorsque
le masseur kinésithérapeute ne respecte pas les dispositions de la présente
convention.
Ainsi, après mise en demeure des procédures prévues, il peut encourir
une ou plusieurs des mesures suivantes...
Voir
les Articles Précédents
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BRÈVES
«1% d’économie sur
les dépenses d’assurance maladie, c’est 40 % d’augmentation pour
les cotisations des mutuelles» a déclaré un expert de la CNAMTS qui
a souhaité garder l’anonymat…
A propos de l’arrêté du 19 avril 2003 relatif à la baisse de
remboursement de 617 médicaments : M. Jean François MATTEI a
rappelé qu ‘ « un médicament ça naît, ça se
développe, ça vit et puis c’est remplacé ». on aimerait
bien que notre Ministre de tutelle tienne le même discours pour les
quota : en pleine campagne électorale en avril 2002, il dénonçait
déjà l’iniquité des quota pour les infirmières et les
kinésithérapeutes. Pourtant à ce jour , le texte du nouvel avenant
conventionnel ne prévoit que leur suspension pour l’année 2002…
Le «déremboursement»
des médicaments était une idée du gouvernement socialiste : en
1999 Martine Aubry, ministre de la Solidarité avait fait établir un
classement des médicaments en 3 catégories selon « la
qualité du service médical rendu : insuffisant, modéré ou
important ». 835 médicaments jugés insuffisants avaient été «déremboursés».
M. Jean-François Mattéi
va continuer le travail en 3 vagues : 2003, 2004 et 2005. Début
août 2003 sera publiée une liste de 84 médicaments qui ne seront plus
remboursés, l’économie pour la Sécurité Sociale sera de 42 millions
d’euros, en dépit de l’introduction de nouveaux médicaments
qualifiés d’ « innovants » par le Ministre. Fin 2003,
le déficit du budget de la Sécurité Sociale s’élèvera à 9,7
millions d’euros.
Ce « déremboursement » favorise les cotisants et les
contribuables, mais qui va payer la différence ? les mutuelles bien
sûr qui vont forcément répercuter le coût sur les cotisations des
adhérents. Pourtant , 10% de Français qui ne sont pas mutualisés
paieront eux la différence. (source :
« Tous Contribuables » n°17).
L’ANAES publie 4
nouvelles études sur la prise en charge de l’AVC (accident
vasculaire cérébral) chez l’adulte, destinées aux professionnels
médicaux et paramédicaux infirmiers(es) masseurs-kinésithérapeutes et
orthophonistes. Les rapports, textes courts et synthèses de ces travaux
sont téléchargeables gratuitement sur le site de l’ANAES : www.anaes.fr,
rubrique « Publications ».
Quelques chiffres publiés par la DRESS
(Direction de la Recherche des Etudes de l’Evaluation et des
Statistiques) en juin 2003 :
le répertoire Adéli recense 55.800 masseurs kinésithérapeutes de moins
de 66 ans en activité en France au 1er
janvier 2002. 78 % sont des libéraux et 22 % des salariés, hospitaliers
ou non, et les 2 /3 sont des femmes.
Le pouvoir d’achat du revenu libéral des M.K. a diminué de 3,7 % par
an entre 1993 et 1997, puis augmenté de 2,3 % par an entre 1997 et 2000.
Le quota d’entrée dans les instituts de formation s’est maintenu
entre 1988 et 1997 à 1466 candidats a diminué jusqu’à 1314 en 2000,
est remonté à 1560 en 2003.
Du fait de la pyramide des âges des M.K. en exercice, le nombre de ceux
qui sortent d’activité (par décès, retraite ou cessation anticipée)
chaque année augmenterait de 66 % en 10 ans et passerait de 1000 en 2002
à 1700 en 2012, pour repasser à 1500 jusqu’en 2020. Cette augmentation
des départs est due aux sorties d’activité des M.K. libéraux. De 650
en 2002, leur nombre passerait à près de 1300 en 2012, au fur et à
mesure que les M.K. âgés de 54 à 64 ans en 2002 arriveront à l’âge
de la retraite à 65 ans.
«Un
système de gestion individuelle de retraite par capitalisation possède
une dynamique interne qui le rend plus performant que tous les autres
régimes de retraite» (Jean
Pierre Chevallier dans «Libéraliser les retraites»,
Courrier de la Liberté n°92, février 2003)
SÉMINAIRES SUR
LES SOCIÉTÉS D’EXERCICE
LIBÉRAL (SEL)
- Mardi 15 février 2005 à 20 h à Marseille
Association Alpha Omega International Dental,
- Du 17 au 19 mars 2005 aux 2 Alpes
Séminaire de 3 jours
Cliquez ici pour obtenir le bulletin d'inscription.
- Du 27 au 29 mai 2005 à Tursac
Séminaire dans le Périgord, 3 jours
Renseignements et inscriptions : ANSEL,
BP 194, 21205 Beaune Cedex, Tél : 03.80.26.04.48, fax :
03.80.26.04.62
Vous n’avez pas encore
affiché vos tarifs dans votre salle d’attente,
voici un texte que vous pouvez utiliser conformément à l’obligation
qui nous est imposée :
« Vous êtes dans un cabinet conventionné, certains actes sont
nomenclaturés. Pour les actes nomenclaturés et prescrits par le médecin,
le tarif est celui de la convention, sauf exigence particulière.
Votre praticien est habilité à pratiquer des soins hors nomenclature qui
relèvent de sa compétence conformément au décret n° 96-879 du 8
octobre 1996 relatif aux actes professionnels et à l’exercice de la
profession de masseur-kinésithérapeute. Pour ces actes le tarif est de
:x € »
Exemples d’actes : bandages :x €, strapping :x €, endermologie,
massage de détente, relaxation, etc…
(Vous ne devez pas citer TOUS les actes H.N. que vous pratiquez…)
PENSÉE
« les esprits sont comme les parachutes : ils ne fonctionnent que quand ils sont
ouverts » (Louis Pauwels)
Plusieurs instances professionnelles s’acharnent à réclamer
le rétablissement de l’Ordre National des masseurs kinésithérapeutes
voté en 1995 et supprimé par la précédente majorité.
En septembre 2001, nous avions, pour notre part une fois
de plus attiré l’attention de M. Pierre HELLIER Député, et de M.
Daniel HOEFFEL, Vice Président du Sénat sur cette question.
En août 2002 nous avons renouvelé notre requête
d’autant plus d’actualité que M. Jean Luc PréEL Député de Vendée,
déposait le 24 juillet 2002 la proposition de loi n°141 relative à la
création d’un ordre des masseurs kinésithérapeutes et par le fait,
d’un ordre des infirmiers et d’un ordre des podologues.
L’acharnement a payé :le Projet de loi de Financement
de la Sécurité Sociale est passé en première lecture à l’Assemblée
Nationale, et parmi les amendements présentés, l’un d’entre eux nous
concerne : l’amendement n°19 présenté par M. KOSSOWSKI, Député
des Hauts de Seine et membre d’honneur du Comité National de Défense
de l’Ordre des M.K. demandant le rétablissement de l’Ordre National a
été accepté le 28 octobre 2002.
La loi passera devant le Sénat et reviendra en
2ème lecture devant l’Assemblée Nationale : l’Office est exclu,
aurons-nous une Chambre Professionnelle démocratiquement élue ou un
Ordre National comme nous le demandons ? (voir Ordre
Masseurs Kinésithérapeutes) .
Voir
les Brèves Précédents
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