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SOS ACTION SANTÉ
KINÉ
Le refus de créer un ordre des
infirmières devrait être sans conséquence sur la restauration de l'ordre des
masseurs kinésithérapeutes
Lors de la séance publique en date du 28 octobre
2002, l'Assemblée Nationale a adopté un amendement prévoyant l'engagement du
gouvernement de rétablir les institutions ordinales issues de la loi du 4
février 1995.
Plus précisément, dans le cadre de la loi de
programmation de santé publique qui doit être évoquée devant le Parlement au
cours du 1er semestre 2003, il sera
prévu le rétablissement de l'Ordre des masseurs kinésithérapeutes.
Cet amendement est à mettre en parallèle avec
la proposition de loi enregistrée le 24 juillet 2002 à la Présidence de
l'Assemblée Nationale relative à la création d'un Ordre nationale des
Masseurs Kinésithérapeutes.
Compte tenu de ces éléments, il apparaît que
le rétablissement de l'Ordre des Masseurs Kinésithérapeutes n'est qu'une
question de temps et ce malgré la décision prise le 28 janvier dernier par la
commission des affaires culturelles familiales et sociales de l'Assemblée
Nationale de ne pas examiner la proposition de loi relative à la création d'un
ordre des infirmières et ce en suivant les conclusions du gouvernement.
En effet, cette décision devrait être sans
conséquences sur la restauration de l'ordre des masseurs kinésithérapeutes,
en raison des motifs exposés ci-après.
Tout d'abord, selon le gouvernement
"souhaiter une structure ordinale centralisée et hiérarchisée pour
représenter des infirmières dont l'exercice est très diversifié semble peut
compatible avec une Société qui inspire à la souplesse à la
décentralisation et à l'interprofessionnalité".
Ensuite, des dispositions prévoient déjà des
dispositifs comme des collèges professionnels institués par la loi du 4 mars
2002, permettant de sanctionner le non-respect des règles de bonne pratique et
donc de prononcer des suspensions d'exercice, mais uniquement les professionnels
exerçant à titre libéral.
Il est précisé que les collège professionnels
sont des compositions régionales du conseil des professions d'infirmier,
masseur kinésithérapeute, pédicure podologue orthophoniste et orthoptiste.
Par ailleurs, contrairement aux masseurs
kinésithérapeutes, la profession d'infirmière a déjà son propre pouvoir
disciplinaire, à travers des chambres disciplinaires de 1ère instance sur le
plan régional et une chambre disciplinaire d'appel sur le plan national.
l est rappelé que de tels litiges concernant les
masseurs kinésithérapeutes relèvent en première instance de sections des
affaires sociales près le conseil régional de l'ordre des médecins et en
appel de sections près le conseil national de l'ordre des médecins.
Enfin, il convient de souligner que les
infirmières elles-mêmes ne souhaitent pas la création d'un tel ordre.
Il ressort des motifs exposés ci-dessus que la
décision prise le 28 janvier dernier a réellement une portée limitée.
Ceci apparaît d'autant plus exact que le
gouvernement a reconnu lui-même qu'il convenait d'adapter la loi du 4 mars 2002
à la création d'un ordre des masseurs kinésithérapeutes, souhaitée par la
grande majorité de cette profession, et ce même s'il n'est pas question de
supprimer le conseil interprofessionnel prévu par la loi du 4 mars 2002.
Toutefois, il convient de rester prudent puisque
le gouvernement ne souhaite pas supprimer le conseil interprofessionnel.
Néanmoins, ce point à une portée limitée
puisque le conseil interprofessionnel contribue à l'amélioration de la gestion
du système de santé et la promotion de la qualité des soins dispensés.
Il n'a aucun pouvoir en matière disciplinaire.
En effet, seule l'assemblée interprofessionnelle
connaît des plaintes disciplinaires au titre de l'activité salariée.
En raison de ces éléments, il apparaît que la
loi du 4 mars 2002 sera certainement adaptée sur ce point.
Il ne pourrait en être autrement puisqu'il
apparaît inconcevable qu'un collège connaisse des difficultés liées à une
activité salariée et un ordre à des difficultés liées à une activité
libérale.
Comme il a été rappelé ci-dessus, la loi du 4
mars 2002 prévoit que le collège professionnel statue sur les litiges
concernant uniquement les professionnels exerçant à titre libéral.
Cette situation a été dénoncé auprès de
parlementaires.
D'ailleurs, Monsieur le rapporteur sur la
proposition de loi sur la création d'un ordre des infirmières a souligné
qu'une organisation doit être instituée afin d'associer les libéraux et les
salariés dans une même logique déontologique.
C'est pourquoi, l'ordre des masseurs
kinésithérapeutes doit être restauré dans les meilleurs délais.
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